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France

Ce que l’on sait de l’attentat terroriste de Marseille

Le ministre de l'Intérieur Gerard Collomb saluant les pompiers après l'attentat à la gare Saint-Charles de Marseille, le 1er octobre 2017.
Le ministre de l'Intérieur Gerard Collomb saluant les pompiers après l'attentat à la gare Saint-Charles de Marseille, le 1er octobre 2017. REUTERS/Jean-Paul Pelissier
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le groupe Etat islamique revendique l'attaque au couteau qui a fait deux morts à la gare Saint-Charles à Marseille ce dimanche. Retour sur les faits et point sur l'enquête.

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On sait peu de choses sur l'assaillant qui a tué dimanche, aux environ de 13h45, deux jeunes femmes sur le parvis de la gare de Marseille. Il a tout d'abord égorgé la première puis poignardé la seconde.

Selon plusieurs témoins, l'assaillant aurait crié « Allah akbar » avant d'être abattu par les militaires de l'opération sentinelle.

Situation irrégulière

L'assassin serait un Tunisien d'une trentaine d'années en situation irrégulière, connu pour des faits de petite délinquance. Il avait été, pas plus tard que la semaine dernière, arrêté en flagrant délit de vol à Lyon. Mais il n'avait pas pu être placé en centre de rétention pour ce vol car la préfecture du Rhône n'avait pas donné son feu vert, a-t-on appris ce lundi de sources proches de l'enquête. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a saisi l'inspection générale de l'administration à propos de ce dysfonctionnement.

Lors de l'attaque à la gare de Marseille, l'assaillant n'avait aucun papier sur lui, mais il a été identifié grâce à ses empreintes digitales. Ce qui rend la tâche difficile, c'est que lors de ses précédentes interpellations, il a donné huit identités différentes. Il est inconnu des services antiterroristes et n'était pas fiché S.

Dimanche soir, le groupe jihadiste Etat Islamique (EI) a fait savoir via son organe de propagande que l'assaillant « provient des soldats de l'Etat islamique ».

Les victimes, deux cousines

Concernant les deux victimes de l'acte terroriste, les deux jeunes filles avaient 20 et 21 ans. Elles sont cousines, l'une étudiante à Marseille, l'autre à Lyon.

La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête, ouverte notamment pour « assassinats en relation avec une entreprise terroriste » et « tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique ».

Cette attaque intervient alors que le gouvernement a renouvelé jusqu’au 1er novembre l’état d’urgence, sur fond de menace terroriste très élevée en France. Le pays est frappé depuis 2015 par une série d’attentats qui ont fait en tout 239 morts.

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