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France

France: la gauche dans tous ses états

La refondation du Parti socialiste français ne passera pas par son siège historique, rue de Solférino, à Paris. L'immeuble a été mis en vente par la direction provisoire du parti.
La refondation du Parti socialiste français ne passera pas par son siège historique, rue de Solférino, à Paris. L'immeuble a été mis en vente par la direction provisoire du parti. CC/Hegor

La gauche française est en pleine reconstruction après le désastre de la présidentielle. Benoît Hamon lance ce lundi des consultations pour structurer son parti. Mais il y a aussi le Parti socialiste qui propose des « forums de la refondation » alors que La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon est elle aussi appelée à se transformer. C'est le chamboule-tout à gauche.

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Quelle ligne politique ? Quelle forme d'organisation ? Quelle stratégie ? La gauche réfléchit tous azimuts après avoir pris un gros coup sur la tête lors des élections.
Benoît Hamon avait obtenu 6% des voix à la présidentielle, le pire score pour un candidat socialiste à la présidentielle depuis 1969.

Quelques semaines plus tard, il a quitté le parti dont il portait les couleurs pour fonder le Mouvement du 1er juillet, le M1717. Et il appelle aujourd'hui les 30 000 adhérents qu'il revendique et ceux qui le souhaitent à se prononcer sur internet. Valeurs, principes, priorités : « Ce questionnaire permettra de dégager les grands piliers du parti », détaille Guillaume Balas, le bras droit de Benoît Hamon. Un parti qui changera de nom pour tenter de s'imposer dans l'opinion, tout cela se fera lors d'un Congrès les 2 et 3 décembre.

LFI veut se structurer

Juste avant Benoît Hamon, ce sera le tour du congrès de La France insoumise. Une Convention de deux jours pour mettre à plat l'organisation de la structure créée il y a presque 2 ans par Jean-Luc Mélenchon. Le mouvement est celui qui s'en est le mieux sorti de la période électorale. Sur les décombres du Parti socialiste, son chef Jean-Luc Mélenchon s'est imposé en s'opposant frontalement à Emmanuel Macron, mais il n'est pas parvenu à faire reculer le chef de l'Etat sur sa réforme du Code du travail.

Le PS tente de se relever

Le PS les a appelés des « forums de la refondation ». Des réunions dans toute la France pour faire le bilan : ce qu'est le socialisme, les raisons de la défaite, l'avenir du parti. « Il faut tourner la page très, très vite de ce quinquennat calamiteux », dixit un membre de la direction temporaire du PS. Les grandes manœuvres ont commencé en vue du congrès de février.

La question de la ligne politique sera la plus difficile à trancher : il s'agit de surmonter les divisions entre son aile gauche et son aile sociale-libérale qui ont miné la présidence Hollande. Pour le moment, le PS se déchire toujours, notamment sur l'attitude à adopter vis-à-vis d'Emmanuel Macron. Il y a aussi un problème de leadership. Aucune personnalité ne s'impose après les départs de Manuel Valls et de Benoit Hamon, et le retrait de François Hollande.

Chacun dans son couloir

La semaine dernière, le PS et les Insoumis ont fait front commun à l'Assemblée nationale contre la réforme de l'ISF. La politique libérale d'Emmanuel Macron accélère les rapprochements, mais chacun a précisé que ce n'était que ponctuel.

En dehors de cela, les socialistes accusent Jean-Luc Mélenchon de dérive populiste quand lui estime que le PS incarne la « vieille gauche épuisée et nécrosée ».

Benoît Hamon s'est lui affiché aux côtés de Jean-Luc Mélenchon lors de la marche que le chef des Insoumis a organisée le 23 septembre, mais tout en rappelant leurs points de divergences. L'alliance des gauches telle que la prône le Parti communiste depuis des mois n'est pas pour aujourd'hui.

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