France

Pour son premier meeting, Laurent Wauquiez fait de l'œil aux électeurs FN

Dans un grand meeting à Mandelieu-la-Napoule le 25 octobre 2017, Laurent Wauquiez, tout en souhaitant le rassemblement de son parti, flatte l'électorat tenté par le FN. (Photo prise le 3 septembre 2017).
Dans un grand meeting à Mandelieu-la-Napoule le 25 octobre 2017, Laurent Wauquiez, tout en souhaitant le rassemblement de son parti, flatte l'électorat tenté par le FN. (Photo prise le 3 septembre 2017). PHILIPPE DESMAZES / AFP

A la veille de l'annonce officielle des candidatures à la présidence du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez a organisé ce mercredi 25 octobre son premier grand meeting à Mandelieu-la-Napoule, dans le sud de la France. Il a prononcé un discours très droitier, un appel du pied on ne peut plus clair aux électeurs du Front national nombreux dans la région.

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Avec notre envoyée spéciale à Mandelieu-la-Napoule, Anne Soetemondt

Pour son premier grand meeting, Laurent Wauquiez a voulu montrer qu'il savait rassembler. C'est donc entouré d'une trentaine d'élus que l'archi-favori à la présidence du parti est arrivé sur scène.

Mais sur le fond, sa ligne est quant à elle très à droite. « On a érigé toute une série de sujets en tabous : la nation, l'immigration massive, l'identité, la lutte contre l'islamisme. Je ne lâcherai rien », promet-il. La promesse vise à flatter un électorat tenté par le FN. Et pour cela, Laurent Wauquiez n'hésite pas à employer des formules dignes de Marine Le Pen. « Ce n'est pas à la France de s'adapter à l'étranger, c'est à l'étranger de s'adapter à la France ! » lance-t-il, provoquant une salve d'applaudissements.

Cet appel du pied ne dérange par Emmanuelle Mortier. Cette mère de famille vient de prendre sa carte au parti. « Beaucoup de personnes vont vers le Front national parce qu'elles n'entendent pas ce son-là. Quand je vois qu'on est agressé, cela me fait réagir et je pense que c'est comme cela qu'il faut répondre », estime-t-elle.

Marino Cassez, maire d'un petit village de 60 habitants, est du même avis. Il est inquiet du succès du FN dans sa région. « [Laurent Wauquiez] affirme vraiment ce que la majorité silencieuse n'ose pas dire : le Front national a pris la place que la droite devait prendre », juge-t-il.

Une ligne politique revendiquée par Laurent Wauquiez qui poursuit dans le même temps son travail de rassemblement : il rencontre ce jeudi le quasi « constructif » Christian Estrosi.

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