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France

France: «Rive», un dispositif de déradicalisation testé en secret depuis un an

Nicole Belloubet, la ministre de la Justice, a dévoilé jeudi 9 novembre le dispositif Rive, un programme expérimental en milieu ouvert lancé il y a un an dans le plus grand secret.
Nicole Belloubet, la ministre de la Justice, a dévoilé jeudi 9 novembre le dispositif Rive, un programme expérimental en milieu ouvert lancé il y a un an dans le plus grand secret. FRANCOIS GUILLOT / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Un mois avant l'annonce d'un « plan national » de lutte contre la radicalisation, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a dévoilé jeudi le dispositif Rive : « Recherche et intervention sur les violences extrémistes ». Ce programme expérimental a été lancé en milieu ouvert il y a un an dans le plus grand secret.

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Encore au stade expérimental, le dispositif Rive, « recherche et intervention sur les violences extrémistes », s'adresse à des personnes signalées pour leur radicalisation ou déjà condamnées pour des infractions en lien avec une entreprise terroriste.

La force de ce dispositif est de proposer un suivi au cas par cas et hors des murs de la prison. Chaque personne est accompagnée, à raison de six heures par semaine, par une équipe pluridisciplinaire composée de psychologues, d'éducateurs ou de référents religieux. Ils peuvent, par exemple, proposer une journée de bénévolat au sein d'une association, une visite au carré musulman dans un cimetière, ou encore un entretien avec un spécialiste de l'islam.

« Nous mettons l'accent sur la réinsertion de personnes qui n'ont pas vocation à rester en prison, qui vont de toutes les façons sortir et qu'il faut accompagner le mieux possible », a expliqué Géraldine Blin, qui pilote la lutte contre la radicalisation violente à la Direction de l'administration pénitentiaire.

Ces arguments semblent convaincre la ministre de la Justice, Nicolas Belloubet, qui n'est pas favorable au regroupement des détenus radicalisés dans les prisons. Elle salue l'individualisation de la prise en charge, car « c'est la volonté et la dignité de la République de chercher à remettre dans une vie citoyenne l'ensemble des personnes qui composent notre société ».

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