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France

France: un stand chinois «d'équipements de torture» fermé au salon Milipol

Des équipements militaires exposés au salon Milipol à Villepinte, près de Paris, le 21 novembre 2017.
Des équipements militaires exposés au salon Milipol à Villepinte, près de Paris, le 21 novembre 2017. REUTERS/Benoit Tessier
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Des menottes électriques et d’autres équipements interdits en Europe ont été découverts à Milipol, le salon de la sécurité intérieure dont la 20e édition se tient jusqu’au vendredi 24 novembre à Villepinte, au nord de Paris. C’est l’organisation Amnesty International qui est tombée sur ces outils de torture sur un stand chinois. Le stand a été immédiatement fermé.

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Le président chinois d’Interpol est venu spécialement de Pékin pour accueillir le ministre français de l’Intérieur au salon Milipol. Car la Chine est une experte en matière de sécurité intérieure avec ses nombreuses spécialités : drones, armes, protection ou encore uniformes sur mesure.

« On est spécialisé dans les camouflages. On a des clients d'Afrique du Nord, d'Irak, d'Afghanistan, du Pakistan... » énumère Li Ying, représentante d'un exposant de Wuhan, dans l'est de la Chine.

Les clients viennent du monde entier, mais les matériels doivent répondre aux normes européennes. D’où la stupeur d’Aymeric Ellun d’Amnesty International, quand sur un stand chinois, il tombe sur de véritables instruments de torture. « Nous, ce que nous avons trouvé, c’est un système de contrainte qu'on accroche aux poignets et qui permet d'envoyer des décharges électriques », raconte-t-il.

Fermeture forcée

Le stand est immédiatement fermé et ses exposants contraints d’obtempérer. « Nous fermons [le stand] avec présence d'huissiers. Ils ont repris leur matériel et ils sont partis, explique Muriel Kafantaris, la directrice des salons Milipol. Comment le matériel est rentré en France, je ne sais pas, mais c'est un stand pour 1 000 exposants. Je pense que le sujet est clos. »

Et pour cela, il a fallu arracher certaines pages des catalogues. Depuis fin 2016, la réglementation européenne interdit également la promotion de ces objets de torture. Illustration avec une matraque à pointes proposée elle aussi par une société chinoise. « Vous imaginez la matraque avec une poignée et une longue tige avec des pointes en métal », décrit Aymeric Ellun.

Après cette fermeture, le salon Milipol 2017 compte 82 exposants venus de Chine.

Pour consulter la liste complète des équipements vus par les chercheurs d'Amnesty international au salon Milipol: cliquez ici

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