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France

France: indignation après l'agression de deux policiers la nuit du réveillon

Selon l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, 5 767 policiers ont été blessés «en mission» au cours de l’année 2016 (photo d'illustration).
Selon l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, 5 767 policiers ont été blessés «en mission» au cours de l’année 2016 (photo d'illustration). Reuters/Charles Platiau
Texte par : RFI Suivre
6 mn

Deux policiers ont été blessés le soir du 31 décembre à Champigny-sur-Marne, en banlieue parisienne, lors d’échauffourées qui ont éclaté en marge d’une soirée de la Saint-Sylvestre, une agression qui a provoqué une vague d’indignation. L’un des premiers à réagir, le président Emmanuel Macron, a promis sur Twitter que les coupables de ce « lynchage criminel seraient retrouvés et punis ». Au total, huit policiers et trois militaires ont été blessés en France dans la nuit de dimanche à lundi.

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Les faits se sont déroulés dans la soirée du 31 décembre, à Champigny-sur-Marne, en banlieue parisienne. Les deux policiers, une femme et un homme, ont été appelés pour refouler un important groupe de jeunes qui tentaient de s’introduire dans une fête privée, organisée dans un hangar de la ville.

Arrivés sur place, ils ont d’abord essuyé des jets de projectiles et ensuite, lors d’un mouvement de foule, ils ont été isolés l’un de l’autre, puis violemment passés à tabac, à l’extérieur de leur véhicule.

Des images de cette agression, qui ont été largement diffusées sur les réseaux sociaux, montrent les coups de pieds et de poings portés par plusieurs assaillants au corps et au visage de la femme policière. Elle souffre aujourd’hui de nombreuses contusions et son coéquipier d’une fracture du nez. Les deux se sont vus prescrire respectivement sept et huit jours d’incapacité totale de travail.

L'enquête sur l’agression qui n’a pris fin qu’après l’arrivée des renforts de police a été confiée au commissariat local. Selon une source policière, deux personnes ont été interpellées, mais il est encore trop tôt pour dire si elles étaient impliquées dans l’agression.

Vague d'indignation

Ces violences ont provoqué une vague de réactions d’indignation. Emmanuel Macron a réagi sur Twitter. Qualifiant cette agression de « lynchage lâche et criminel », il a assuré que les coupables seraient « retrouvés et punis ».

Gérard Collomb a estimé ce mardi sur Europe 1 que la « société de la violence ne saurait continuer à exister » en France, appelant à briser « une mécanique infernale » à l'oeuvre dans certains quartiers populaires.

Pour lutter contre la violence, outre la police de la sécurité du quotidien (PSQ) dont l'expérimentation débutera en février, « ce sont ces quartiers qu'il faut changer, a déclaré le ministre de l'Intérieur. J'étais à Champigny hier [lundi 1er janvier]. Lorsque l'on voit ces grandes barres, on se dit qu'il y a un aspect totalement inhumain qui ne peut générer que de la violence. Ce sont des réformes de fonds qu'il faut mener, de politique de la ville. »

Peines planchers

Frédéric Lagache, numéro deux du syndicat de policiers Alliance, demande le retour aux peines planchers minimales et incompressibles pour les auteurs d'agressions à l'encontre des policiers. Des peines abrogées en 2014.

Aujourd'hui c'est visible, mais on a aussi les agressions de tous les jours, puisqu'on a environ quinze policiers par jour qui sont victimes de blessures en service, cinq policiers par jour qui sont victimes d'agressions, donc ces faits sont malheureusement récurrents.

Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint du syndicat Alliance

Onze blessés au total parmi les forces de l'ordre

Au total, huit policiers et trois militaires ont été blessés en France, dans la nuit du dimanche 31 décembre 2017 au lundi 1er janvier 2018, au cours de laquelle 1 031 véhicules ont été incendiés et 510 personnes arrêtées, a indiqué le ministère de l'Intérieur.

Le nombre de véhicules incendiés, soit directement, soit par propagation, est passé de 935 l'année dernière à 1 031, a précisé le ministère, le nombre de personnes interpellées de 456 à 510.

Quelque 140 000 policiers, gendarmes, militaires, sapeurs-pompiers et personnels de secours avaient été mobilisés durant la nuit de la Saint-Sylvestre.

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