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France

France: en région parisienne, les policiers sont très en colère et manifestent

Une patrouille de police devant la tour Eiffel, à Paris, en avril 2017.
Une patrouille de police devant la tour Eiffel, à Paris, en avril 2017. Reuters
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Des rassemblements ont été organisés ce mardi 9 janvier 2018 devant les commissariats en soutien aux policiers blessés la nuit du réveillon en région parisienne. En Île-de-France, c'est à Créteil, devant le commissariat de la ville que les manifestants se sont donné rendez-vous.

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C'est d'abord devant cet hôtel de police que se sont donné rendez-vous tous les policiers d’Île-de-France, car c’est de cet hôtel que dépend la gardienne de la paix agressée violemment à Champigny il y a une dizaine de jours. Les forces de l’ordre sont plusieurs dizaines à avoir fait le déplacement ce mardi, rapporte notre envoyé spécial Pierre Olivier.

Certaines viennent des Hauts-de-Seine, à l’autre bout de la région Île-de-France. Mais tous les participants remettent la même chose sur le devant : la montée de la haine « anti-flics ». C’est justement contre cette haine anti-flics que les policiers se sont mobilisés ce mardi.

Une policière confiait que la veille encore, lors d’une patrouille dans un centre-ville, elle s’est fait insulter gratuitement, alors qu’elle ne réalisait aucun contrôle. C’est d’ailleurs ce qui arrivé il y a dix jours à sa collègue de Champigny, frappée à même le sol par un groupe de jeunes.

Les nouvelles formes de la haine anti-flic

Tous remarquent qu’en quelques années seulement, les formes de violence sur les policiers ont évolué. Avant, certaines bandes s’en prenaient aux forces de l’ordre lors d’arrestations, par exemple. Mais ce mardi, c’est la simple vue d’un uniforme qui déclenche des accès de violence, sans raison apparente.

Alors, les policiers disent en avoir marre. Ils sont à bout et se sentent abandonnés par la République de surcroît. Notamment lorsque l'agresseur d’un policier, d’un gardien de la paix, ressort libre quelques heures après son passage dans un commissariat.

Enfin, ce rassemblement se veut également une démonstration de force, 24 heures avant la rencontre qui aura lieu ce mercredi 10 janvier entre le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb et les organisations syndicales de la police. Le ministre a promis ce mardi «une réponse forte» à l'agression de deux policiers à Champigny-sur-Marne la nuit du jour de l'An lors de la cérémonie de voeux du syndicat Unsa police à Paris.

→ À relire : Indignation après l'agression de deux policiers la nuit du réveillon

Les gendarmes sécurisent l'entrée de la salle à l'ouverture du procès, le 20 septembre 2017, de neuf prévenus poursuivis pour avoir participé de près ou de loin à l'attaque très médiatisée d'une voiture de police à Paris.
Les gendarmes sécurisent l'entrée de la salle à l'ouverture du procès, le 20 septembre 2017, de neuf prévenus poursuivis pour avoir participé de près ou de loin à l'attaque très médiatisée d'une voiture de police à Paris. REUTERS/Gonzalo Fuentes

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