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France / Administration pénitentiaire

France: les gardiens de prison sont en colère

A la prison de Fresnes (notre photo d'illustration), dans la région parisienne, des barricades ont été érigées, et des palettes brûlées.
A la prison de Fresnes (notre photo d'illustration), dans la région parisienne, des barricades ont été érigées, et des palettes brûlées. FRED DUFOUR / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Depuis ce matin, les prisons en France sont touchées par un vaste mouvement social. Quatre jours après l’agression de trois gardiens du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil par un détenu islamiste, à l’appel de la plupart des syndicats des surveillants de prisons, des blocages et des ralentissements ont lieu dans au moins la moitié des prisons françaises. Le directeur du centre dans laquelle l’agression à l’arme blanche avait eu lieu, a démissionné de ses fonctions.

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En France, la colère des gardiens de prisons ne faiblit pas. Malgré la démission du directeur du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil, accusé de laxisme par leurs syndicats, ils étaient une centaine à bloquer cet établissement, situé dans le nord de la France. Un barrage de palettes et de pneus a été dressé devant les bâtiments où doit se rendre mardi la ministre de la Justice, Nicole Belloubet.

Mais l’indignation s’étend aussi parallèlement à d’autres prisons françaises. Selon l’administration pénitentiaire, elles sont au moins 90 à se joindre au mouvement. A la prison de Fresnes, dans la région parisienne, des barricades ont été érigées, et des palettes brûlées. Aux Baumettes, à Marseille, une cinquantaine de gardiens se sont postés devant les portes de l’établissement pour empêcher l’entrée des agents venant prendre leur service.

Des blocages et des débrayages ont été aussi notés dans les prisons de Nantes, de Pau, de Mont-de-Marsan, d’Angoulême et  de Limoges. Et les revendications sont partout les mêmes : plus de moyens et plus de mesures de sécurité. Selon les syndicats de gardiens de prisons, le personnel pénitentiaire subit entre 4 000 et 5 000 agressions physiques par an et une quinzaine de prises d’otages.

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