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France

Radio France: Mathieu Gallet poussé à démissionner par la ministre de la Culture

Le PDG de Radio France Mathieu Gallet au palais de justice de Créteil, le 16 novembre 2017
Le PDG de Radio France Mathieu Gallet au palais de justice de Créteil, le 16 novembre 2017 Thomas SAMSON / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le maintien de Mathieu Gallet à la tête du groupe public Radio France n'est pas acceptable, estime mardi la ministre de la Culture Françoise Nyssen dans un entretien au journal Le Monde au lendemain de la condamnation du dirigeant pour favoritisme. Une affaire qui remonte à l'époque ou Mathieu Gallet dirigeait l'Institut national de l'audiovisuel (INA). Le pouvoir politique ne peut pas le démettre de ses fonctions mais hausse le ton.

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Un an de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende en première instance pour favoritisme: la condamnation du patron du groupe public Radio France ne passe pas en haut lieu. Les faits remontent à l'époque où Mathieu Gallet dirigeait l'Institut national de l’audiovisuel (INA). Il lui est reproché d'avoir favorisé deux sociétés de conseil sans mise en concurrence. Mathieu Gallet, qui a fait appel de ce jugement, a depuis le début indiqué qu'il ne démissionnerait pas et qu'il irait au bout de son mandat en mai 2019.

Le président Macron a récemment annoncé vouloir réformer en profondeur tout le secteur de l'audiovisuel public, télé et radio, et Françoise Nyssen, ministre de la Culture appelle aujourd'hui le PDG de Radio France à tirer les conséquences de sa condamnation. « La situation n'est pas acceptable, explique-t-elle, les dirigeants d'entreprises publiques doivent être exemplaires. »

La loi donne aujourd'hui au seul Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), autorité indépendante, le pouvoir de nommer et de défaire les mandats des dirigeants des sociétés de l'audiovisuel public. Les « sages » devraient aborder le sujet ce mercredi lors de leur assemblée plénière hebdomadaire. Ils n'ont jamais été confrontés à un tel précédent.

En attendant, le cas de Mathieu Gallet n'a pas manqué d'être commenté à l'Assemblée nationale. Et pour le député de la France insoumise Eric Coquerel, l'affaire montre que l'Etat est à la manoeuvre dans le choix des dirigeants de l'audiovisuel public, quoi qu'en dise la loi. « Très clairement, pour l'Etat, le CSA n'a aucune importance. C'est l'Etat qui continue d'exercer une fonction de tutelle et quasiment de direction sur les médias de service public », estime-t-il.

Qu'importe la méthode, aux yeux du député Les Républicains Philippe Gosselin qui se dit d'accord sur le fond avec le gouvernement. « Même si la ministre n'était pas intervenue, d'autres voix auraient pu s'élever, qui auraient eu le même résultat », avance-t-il. Comme d'autres élus, à droite ou à gauche, Philippe Gosselin est persuadé que le sort de Mathieu Gallet est déjà scellé.

► à (ré)lire: L'audiovisuel public invité à se «transformer», la Chronique médias d'Amaury de Rochegonde

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