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France

Prisons: le syndicat majoritaire accepte de signer les propositions du ministère

Des surveillants manifestent devant la prison de Mauberge, le 24 janvier 2018.
Des surveillants manifestent devant la prison de Mauberge, le 24 janvier 2018. REUTERS/Pascal Rossignol
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le principal syndicat de surveillants, l'Ufap-Unsa, a annoncé vendredi 26 janvier qu'il signerait le projet d'accord de la chancellerie. Celui-ci promet de renforcer la sécurité des agents et d'augmenter les primes, au douzième jour d'un conflit paralysant les prisons de France.

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Alors que les deux autres syndicats représentatifs, FO et la CGT, ont rejeté cet accord en exigeant une revalorisation statutaire, l'Ufap-Unsa affirme dans un communiqué avoir pris ses « responsabilités ». Le syndicat majoritaire de l’administration pénitentiaire juge que le texte est une « base d'évolution profonde de notre système carcéral, où la sécurité et l'ordre doivent redevenir des valeurs fortes ».

Revalorisations salariales, créations de 1 100 emplois supplémentaires, améliorations en matière de sécurité… Pour l'Ufap-Unsa, les mesures proposées par le gouvernement sont convaincantes. Le syndicat, dont les adhérents représentent 40 % du personnel pénitentiaire, appelle donc à la levée des blocages.

Jean-François Forget, son secrétaire général, prévient néanmoins que s'il ne voit pas de concret d'ici quelques semaines, la lutte reprendra. « Mon organisation syndicale signe le relevé de conclusions, elle n’a plus lieu de solliciter la reconduction du mouvement, bien entendu », explique-t-il, avant de nuancer : « Pour autant, ce n’est pas un chèque en blanc que nous allons signer. C’est sous conditions. Conditions d’efficacité de mise en œuvre de ce qu’il y a dans ce relevé de conclusions. »

Le secrétaire général de l’Ufap-Unsa met en garde : « Si l’engagement n’était pas respecté, on le fera savoir et on remettra ça, le cas échéant. Déjà sur les aspects indemnitaires, les textes devront être publiés courant février, donc on va très vite voir si ça avance sur ces aspects-là. Des mesures vont s’engager et pourront être visibles normalement à compter du mois de mars ou d’avril. »

Division des syndicats

Mais si Jean-François Forget assure que la base de son organisation a bien dit « oui » à ce projet d'accord, pour Force ouvrière, l'Ufap-Unsa n'a pas réellement tenu compte des choix du personnel. « Vous avez à peine 3 % du personnel pénitentiaire qui demandait à signer ce protocole et aujourd’hui, cette organisation syndicale prétend que c’est le terrain qui a voté, s'insurge Thibaut Capel, délégué FO à Fleury-Mérogis. C’est un énorme camouflet. Les agents ont refusé d’aller à cette assemblée. L’Ufap-Unsa doit prendre ses responsabilités. »

Principale raison de cette divergence entre les syndicats : les revendications salariales. Selon Force ouvrière, le deuxième syndicat qui compte le plus d'adhérents parmi les 28 000 surveillants, la tension est loin de retomber.

Le ministère de la Justice a pour sa part annoncé que les mesures inscrites dans son projet d'accord « entreront rapidement en vigueur ».

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