Cinéma/France

Cinéma: «Revenge» impose un message féministe dans l'air du temps

L'affiche du film « Revenge », réalisé par Coralie Fargeat.
L'affiche du film « Revenge », réalisé par Coralie Fargeat. Revenge/Allociné

Ce mercredi en salles en France, deux premiers longs métrages français font sensation, «Jusqu'à la garde» de Xavier Legrand, un thriller sur fond de violence conjugales, et «Revenge», réalisé par une jeune femme, Coralie Fargeat. Un film très sanglant interdit aux moins de 12 ans qui a fait sensation au dernier festival du cinéma américain indépendant de Sundance.

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C'est une Lolita qui se transforme en vengeresse impitoyable. L'intrigue tient en quelques mots : la jeune femme ultra sexy rejoint son riche amant dans une villa louée pour un week-end de chasse avec ses associés. Mais les partenaires arrivent plus tôt et profitent de l'absence de leur ami pour la violer. Laissée ensuite pour morte dans le désert, la jeune fille réussira à se relever pour traquer les chasseurs...

En intitulant son premier long métrage Revenge, Coralie Fargeat -42 ans-, revendique ses influences : Rambo ou Kill Bill, des Revenge Movies, des films de vengeance.

Les dialogues ne sont pas toujours parfaits ni l'interprétation convaincante. Mais la mise en scène, très maîtrisée séduit par sa radicalité, son caractère graphique, l'usage aussi de couleurs pop tranchées.

Ecrit et réalisé avant l'affaire Weinstein, ce film résonne avec l'air du temps. En renversant les codes, en montrant un homme pleurer après s'être entaillé le pied, et une femme forte s'affirmer, Revenge impose son message féministe.

Un credo qui tombe à pic, notamment aux Etats-Unis où le film a été remarqué. Surtout Coralie Fargeat fait partie d'une génération de jeunes cinéastes français qui n'hésitent plus à investir le genre horreur, gore, zombie, pour aborder des thèmes personnels ou politiques.

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