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France / UE

Emmanuel Macron à Strasbourg: «Il faut entendre la colère des peuples»

Le président Emmanuel Macron lors de son discours au Parlement de l'UE, le 17 avril 2018, à Strasbourg.
Le président Emmanuel Macron lors de son discours au Parlement de l'UE, le 17 avril 2018, à Strasbourg. REUTERS/Vincent Kessler
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Il y a avait eu le discours de la Sorbonne il y a six mois, et ce matin, avec son discours devant le Parlement de Strasbourg, Emmanuel Macron a tenté une nouvelle fois de prendre date sur la refondation de l’Europe. Un discours devant les eurodéputés avant le débat, qui ne s’est pas cantonné aux questions européennes.

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Les frappes en Syrie et même la situation sécuritaire et sociale en France se sont invitées dans l’hémicycle européen. Emmanuel Macron a débuté son discours d’une vingtaine de minutes rappelant le contexte international délicat et l’euroscepticisme. « Il faut entendre la colère des peuples, c’est la trahison des clercs qui la menace », a déclaré le président français.

Parmi les dossiers européens importants à ses yeux, la question migratoire. Le chef de l’Etat français propose de créer un programme européen pour financer les collectivités locales qui accueillent des réfugiés.

Plusieurs chefs de groupe, notamment dans l’extrême droite, ont profité de la tribune pour critiquer le bien fondé et la légalité des frappes en Syrie auxquelles l’armée française a pris part. Réponse enflammée d’Emmanuel Macron : « le camp du droit serait devenu le camp du faible. Je ne m’y résous pas », applaudissements nourris dans l’assistance.

Je vous le demande, les mêmes qui chaque fois s'indignent devant les images que nous avons vu d'enfants, de femmes morts d'attaques de chlore, restons nous assis ? Défendons nous des droits en disant, les droits c'est pour nous, les principes c'est pour nous mais la réalité, elle est pour les autres.

Emmanuel Macron s'exprime sur la Syrie devant le Parlment européen

Emmanuel Macron également rattrapé par les sujets nationaux. Guy Verhofstadt, le président du groupe l'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe (ADLE), a fait allusion à la grève des cheminots en appelant le président français à persévérer face aux forces conservatrices en Europe, à côté desquelles, selon lui, « la SNCF fait figure de bastion de réformateurs ».

Enfin pour Les Verts, le Belge Philippe Lamberts a critiqué la loi asile et immigration ou encore les expulsions musclées de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, racontant au passage que sa fille étudiante avait fait partie des personnes interpellées et interrogées par la police. Des propos qualifiés de « bêtises » par Emmanuel Macron.

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