France

Pays basque: une «rencontre internationale» pour parler de la fin d'ETA

Agus Hernan (Foro Social), Anais Funosas (Bake Bidea) et Raymond Kendall (Groupe international de contact) lors d'une conférence de presse à Bayonne, le 23 avril 2018.
Agus Hernan (Foro Social), Anais Funosas (Bake Bidea) et Raymond Kendall (Groupe international de contact) lors d'une conférence de presse à Bayonne, le 23 avril 2018. REUTERS/Vincent West

Une conférence internationale portant sur le processus de paix au Pays basque doit se tenir le 4 mai dans le sud-ouest de la France, alors que la dissolution du groupe indépendantiste ETA est imminente.

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« Le moment est venu de renouveler notre engagement en faveur de la paix », a lancé Raymond Kendall, médiateur international de ce conflit vieux de 60 ans, lors d'une conférence de presse à Bayonne ce lundi 23 avril. L'expert du Groupe international de contact (GIC), également ancien secrétaire général d'Interpol, a également invité « toutes les organisations civiles et politiques » à participer à cette rencontre organisée à Cambo-les-Bains, pour « poser un nouveau jalon sur le chemin de la paix ».

Nous croyons que cet évènement sera primordial dans l'avancement du processus de paix définitif.

Raymond Kendall, expert du Groupe international de contact

L'ETA (Euskadi Ta Askatasuna ou Pays basque et Liberté), née en 1959, a renoncé en octobre 2011 à la lutte armée, après 43 ans de violences au nom de l'indépendance du Pays Basque et de la Navarre. Etape majeure vers la paix, elle a livré le 8 avril 2017 aux autorités françaises une liste de huit caches d'armes dans le sud-ouest de la France. Un geste salué par Paris, mais jugé encore insuffisant pour l'Espagne.

Excuses

Enfin, vendredi 20 avril, l'ETA a pour la première fois demandé « pardon » à ses victimes, préambule nécessaire à la dissolution unilatérale du groupe séparatiste exigée par Madrid. « Nous sommes conscients d'avoir provoqué durant cette longue période de lutte armée beaucoup de douleur et des dommages irréparables, a écrit l'ETA dans un communiqué historique. Nous voulons manifester notre respect aux morts, aux blessés et aux victimes des actions de l'ETA (...) Nous le regrettons sincèrement. »

Mais ce communiqué a quelque peu tourné à la polémique en Espagne car il s'adresse aux « victimes qui n'avaient pas de participation directe au conflit ». Ce qui semble de fait exclure élus, policiers, gardes civils et militaires tués ou blessés par l'organisation.

(avec AFP)

Nous croyons que cet évènement sera primordial dans l'avancement du processus de paix définitif. Nous sommes certains que de nouvelles avancées se produiront dans un futur proche. Et quand on dit proche, on parle du mois de mai.

Conférence de presse sur la situation au Pays basque après l'annonce de la dissolution à venir de l'ETA

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