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France / Justice

Violences du 1er-Mai: la difficulté de juger les casseurs

Face aux jets de projectile et dégradations, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes et de lanceurs d'eau, ce qui a permis de disperser les casseurs.
Face aux jets de projectile et dégradations, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes et de lanceurs d'eau, ce qui a permis de disperser les casseurs. REUTERS/Christian Hartmann
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Six personnes soupçonnées d'être impliquées dans les heurts qui ont émaillé le défilé parisien du 1er-Mai ont comparu ce jeudi après-midi 3 mai devant le tribunal correctionnel de Paris. Pour deux d'entre eux, le procès a été reporté au 30 mai. Au total, 283 personnes ont été interpellées en marge du défilé. Parmi elles, 109 personnes étaient en garde à vue. La majorité d'entre elles sont poursuivies pour dégradations. Reste que pour les autorités judiciaires, il est toujours difficile d'en apporter la preuve.

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Mercredi, un premier suspect a écopé de trois mois de prison avec sursis pour le port de couteaux et d'un coup de poing américain. Il a été arrêté avant le début de la manifestation. Au tribunal il a indiqué faire du survivalisme dans les forêts de la région parisienne. L'argument n'a visiblement convaincu personne.

Ce jeudi, trois hommes et une femme, soupçonnés d'être impliqués dans les heurts pendant le défilé parisien ont été jugés en comparution immédiate. Deux autres suspects qui ont comparu pour « participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations » ont demandé le renvoi de leur procès pour mieux préparer leur défense. L'un d'eux, accusé d'avoir lancé une bouteille en verre en direction des forces de l'ordre, est également poursuivi pour violences contre deux personnes dépositaires de l'autorité publique. Les deux hommes âgés de 22 et 26 ans ont été placés en détention provisoire en attendant leur procès le 30 mai prochain.

Néanmoins pour la justice parvenir à condamner les casseurs s'avère plutôt difficile. Pour confondre ceux qui ont saccagé les abris bus, les kiosques, les voitures, les commerces, il faut des preuves solides, surtout lorsque la personne interpellée n'a sur elle aucune arme par destination.

La police judiciaire a alors recours aux images. Mais exploiter les vidéos surveillance et les images des vidéastes de la police n'est pas chose aisée. Pour mieux se dissimuler, les casseurs ont pris soin de revêtir le même uniforme : jean et blouson noir, casques et masques dissimulant leurs visages.

Les policiers doivent alors se focaliser sur les détails, comme la marque d'une paire de baskets ou encore la couleur d'un caleçon qui dépasse. Les preuves ainsi recueillies restent néanmoins fragiles et elles ont peu de chance de prospérer devant un tribunal.

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