Accéder au contenu principal
Coupe du monde 2018

France-Croatie: la banlieue parisienne derrière ses Bleus

Kylian Mbappé avec un groupe de jeunes supporters à Bondy, le 27 juin 2018.
Kylian Mbappé avec un groupe de jeunes supporters à Bondy, le 27 juin 2018. FRANCK FIFE / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 min

Les Bleus affrontent ce dimanche 15 juillet la Croatie en finale de la Coupe du monde de football. En banlieue parisienne, où plusieurs d'entre eux ont grandi, on attend le match avec fébrilité.

Publicité

Bondy, Seine-Saint-Denis. C'est là que Kylian Mbappé a grandi. C'est aussi là, sur la pelouse du stade Léo Lagrange, où un écran géant retransmettra ce dimanche 15 juillet la finale contre la Croatie, que le très précoce numéro 10 de l'équipe de France a fait ses débuts à l'âge de six ans avec l'AS Bondy.

Ici, le meneur de jeu est un modèle. « C'est une icône du foot », « il est trop fort, il passe tout », « et le truc, c'est que tout le monde compte sur lui pour gagner la Coupe du monde », s'enflamme un groupe de gamins qui, sur un petit terrain synthétique voisin, tente de reproduire ses exploits.

Et cela fait longtemps que les habitants de Bondy soutiennent le jeune prodige. Rayane Abdelli se souvient de ses premiers entraînements à ses côtés. A l'époque déjà, ses proches n'avaient aucun doute, assure-t-il : « Au club, on était tous quasi sûrs qu'il allait être professionnel, on se demandait simplement quand. On savait qu'il allait saisir la moindre occasion, ça n'a pas manqué. »

Toute la ville vit en ce moment au rythme des buts de Kylian Mbappé. Pour sa maire Sylvine Thomassin, c'est une vraie fierté. « Kylian nous permet de mettre le projecteur sur ces jeunes dont on ne parle jamais. On parle toujours de ce qui ne va pas. Et on retrouve la fierté qu'on a eue en 98 », indique-t-elle.

« Un immense bonheur »

A Suresnes, dans le département voisin des Hauts-de-Seine, on partage cette même fierté. N'Golo Kanté, le milieu de terrain des Bleus, a joué neuf ans dans un club local, la JS Suresnes. Pierre Ville, son dirigeant, ne tarit pas d'éloges pour celui qui évolue désormais à Chelsea. « C'est un immense bonheur, parce que s'il y a un garçon qui mérite, c'est bien lui, parce qu'il s'est fait tout seul. Nous, on n'a fait que l'accompagner. Il n'a jamais rien lâché. C'est l'humilité en personne », salue-t-il.

Tous ici se souviennent du jour où N'Golo Kanté est revenu à Suresnes. C'était l'année dernière. « On était tous heureux, on a forcé un peu pour avoir une photo », raconte le jeune joueur Jalil Keddra. Lui aussi admire l'ascension de l'international tricolore : « C'est un exemple de réussite, parce qu'il a beaucoup travaillé pour en arriver là. »

Car aux dires de Mehdi Ariano, un de ses anciens camarades, N'Golo Kanté ne s'est pas immédiatement révélé. « Au début, ce n'était pas le meilleur joueur du championnat. Mais très vite, il s'est mis au niveau de tout le monde et encore plus vite, il a dépassé tout le monde, raconte-t-il. On a joué avec un finaliste de Coupe du monde, c'est exceptionnel. Si on peut dire dimanche soir qu'on a joué avec un champion du monde, ce serait encore mieux. On va être tous derrière eux. »

Les habitants de Roissy-en-Brie, en Seine-et-Marne, sont eux aussi derrière les Bleus. Et surtout derrière Paul Pogba, « l'enfant chéri » de la ville, comme le qualifie son maire, François Bouchart. Ici, le football est roi. Les clubs locaux sont reconnus au niveau départemental et même régional, fait valoir l'édile. Depuis les huitièmes de finale, la ville retransmet en direct tous les matchs de la compétition.

« Paul Pogba sera honoré », promet François Bouchart. Le milieu tricolore aura son hologramme projeté sur les immeubles de la Renardière, le quartier où il a grandi et où certains se risquent à des pronostics. « Je vois un petit 3-1 pour la France », avance un jeune.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.