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Santé et Médecine / France / Migrants

France: un tiers des migrants malades du VIH contaminés après leur arrivée

Des migrants porte de la Chapelle à Paris, le 29 juin 2017 (photo d'illustration).
Des migrants porte de la Chapelle à Paris, le 29 juin 2017 (photo d'illustration). CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L'épidémie du VIH touche toujours plus ce qu'on appelle les populations clés : détenus, travailleurs du sexe, usagers de drogue, migrants, etc. Une nouvelle étude sur les immigrés parisiens offre une illustration de cet état de fait, sur lequel se penchent les 15 000 participants de la 22e conférence internationale sur le Sida, cette semaine à Amsterdam.

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Avec notre envoyé spécial à AmsterdamSimon Rozé

On le sait, les milliers de migrants qui vivent dans des campements en France – notamment à Paris – sont dans une grande précarité matérielle et sanitaire. Des épisodes de gale ont déjà eu lieu, le VIH est également présent.

Mais les migrants n'arrivent pas forcément en France déjà malades, explique Anne Gosselin, chercheuse au centre population et développement. L’enquête ANRS Parcours montre ainsi qu’entre « un tiers et la moitié des personnes infectées » sont touchées après leur arrivée en France.

Précarité et manque de prévention

58 % de ces personnes atteintes le sont au cours des six premières années de présence dans l’hexagone. En raison notamment de la précarité dont ils sont victimes, en l’absence de logement ou de titre de séjour. « Ce qui fait que les personnes ont soit plus de relations transactionnelles, soit plus de relations non protégées » et que, pour elles, « la prévention n’est pas une priorité ».

Quant aux 42 % de personnes qui s’infectent plus de six ans après leur arrivée, « l’hypothèse est qu’on est sur des réseaux sexuels où le VIH est beaucoup plus présent », où elles rencontrent « plus de personnes qui ont le VIH ».

L'enquête qui conclut que pour faire baisser l'épidémie deux stratégies sont nécessaires : réduire au maximum la période de précarité et intensifier les campagnes de prévention auprès des populations installées depuis plus longtemps.

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