France

Nouvelle-Calédonie: Wauquiez vient soutenir les «loyalistes»

Laurent Wauquiez (ici le 18 avril 2018 au siège du parti Les Républicains).
Laurent Wauquiez (ici le 18 avril 2018 au siège du parti Les Républicains). REUTERS/Charles Platiau

A moins de deux mois du référendum sur l'indépendance, prévu le 4 novembre, le président du parti Les Républicains est venu faire campagne pour le « non ».

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Avec notre correspondant à Nouméa, Julien Sartre

En Nouvelle-Calédonie, Laurent Wauquiez a rencontré des élus, loyalistes comme indépendantistes. Il est venu « prendre le pouls » du Caillou et de ses habitants et a tenu un meeting à Nouméa.

Dans les quartiers sud de la capitale, plusieurs centaines de personnes sont venues assister à ce meeting. Ce sont des militants loyalistes. Le président du parti Les Républicains est venu leur délivrer un message qu'il veut le plus clair possible : « Je veux que vous sachiez que vous n’êtes pas seuls. Il y a une relation affective qui lie la famille gaulliste à la Nouvelle-Calédonie. »

Même s'ils se sentent un peu absents du débat politique national, les partisans de la Nouvelle-Calédonie française sont en confiance à quelques semaines seulement de la consultation, galvanisés par de récents sondages publiés par la chaîne de télévision locale Calédonia qui donnent une large avance au non.

Virginie Ruffenach est secrétaire générale du parti Les Républicains dans le Pacifique et son objectif est 80 % de non au référendum du 4 novembre : « Nous faisons une campagne très active parce que nous souhaitons qu’il y ait une mobilisation massive et qu’il y ait un non massif à l’indépendance pour que le message soit le plus clair possible. Que ceux qui doutent ne doutent plus, ayez confiance dans une France qui nous protège. »

Appel au boycott de certains indépendantistes

Rassurer, montrer les bienfaits de la France dans la région, expliquer qu'il n'y a pas d'autre choix pour le développement économique, c'est la ligne des politiques loyalistes. Irène est une militante de base. Pour elle, « s’il n’y avait pas tout cela, qu’est-ce qu’on serait devenus. On retourne à la tribu, on se met en bagayou ? Non. On vote pour la France. »

Créer les conditions d'un vote massif pour la France, c'est aussi infliger une défaite très sévère aux indépendantistes et prendre le risque que la société calédonienne soit encore plus polarisée au lendemain du référendum.

En face, certains indépendantistes ont même appelé à la non-participation, au boycott de ce scrutin qu'ils expliquent être « une mascarade » qu'ils sont certains de perdre.

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