France

Santé publique: E. Macron présente le «plan Santé» du gouvernement

«Prendre soin de chacun» peut-on lire sur le décor derrière le président Macron qui a présenté ce mardi 18 septembre le plan Santé du gouvernement.
«Prendre soin de chacun» peut-on lire sur le décor derrière le président Macron qui a présenté ce mardi 18 septembre le plan Santé du gouvernement. Etienne Laurent/Pool via REUTERS

Après le plan de lutte contre la pauvreté la semaine dernière, l'exécutif présentait ce mardi matin son plan santé qui se veut l'autre coup de barre à gauche du gouvernement taxé de mener une politique trop favorable aux riches. C'est le chef de l'Etat en personne qui a dévoilé les principales mesures de la réforme. Il y en a 54 au total. Cinquante quatre mesures pour remettre sur pied un système endetté et très décrié par des personnels éreintés.

Publicité

Pour remédier au manque de médecin en France, et à l’engorgement des services d’urgence, le président Macron a évoqué plusieurs pistes.

Ecoutez le président français sur la fin du numérus clausus dans les facultés de médecine

En premier lieu, davantage de médecins seront formés d’ici 2020. « Le numerus clausus sera donc supprimé pour cesser d’entretenir une rareté artificielle et pour nous permettre de former plus de médecins avec un mode de sélections rénové, et de renforcer la dimension qualitative et le niveau de formation des études de santé », a déclaré le président français.

Sur ce point, (ré)écouter l'invité de RFI ce mardi, le professeur Claude Le Pen, professeur d'économie de la santé

Est prévu également la création d’un nouveau métier, d' « assistant médical » dont la vocation est de soulager les médecins de certaines tâches pour qu’ils puissent prendre davantage de patients. Emmanuel Macron en prévoit 4000 d’abord et autant qu’il en faudra.

Pour lutter contre les déserts médicaux, en zones rurales mais aussi dans certaines zones urbaines, 400 médecins seront déployés dans les zones désertifiées. De plus au moins 1000 communautés professionnelles territoriales seront créées pour que les personnels de santé puissent mieux collaborer et répondre aux besoins des patients.

Par ailleurs le mode de financement des hôpitaux, la tarification à l’acte, sera revu pour deux maladies chroniques, le diabète et l’insuffisance rénale. Il n’y aura plus de paiement à chaque consultation, mais un forfait. Enfin 400 millions d’euros supplémentaires seront débloqués en 2019 pour financer ces réformes.

à (ré)écouter: le reportage France au centre d'appels de l'hôpital d'Amiens

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail