France

France: la plainte d'Anticor sur des comptes de campagne classée sans suite

La plainte d'Anticor concernait les comptes de campagne des candidats Macron, Mélenchon, Le Pen et Hamon (de gauche à droite).
La plainte d'Anticor concernait les comptes de campagne des candidats Macron, Mélenchon, Le Pen et Hamon (de gauche à droite). ©PATRICK KOVARIK/AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le parquet de Paris a classé sans suite la plainte de l'association Anticor qui demandait une enquête pour « vérifier la transparence et la probité des comptes » de campagne présidentielle d'Emmanuel Macron, Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. En juin dernier, Anticor avait dénoncé une série de remises, avantages ou surfacturations suspectes.

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Dans sa réponse, une analyse très juridique, le ministère public estime qu'après avoir reçu des précisions de la Commission nationale des comptes de campagne, les infractions visées « n'apparaissent pas constituées ».

Dans sa plainte, Anticor accusait notamment la campagne de l'actuel président d'avoir bénéficié de « prix cassés » et de « ristournes cachées », en particulier dans l'organisation des réunions publiques. Ce qui, aux yeux d'Anticor, constitue une violation du principe d'égalité entre les candidats.

Mais le procureur de Paris n'a pas investigué, déplore Jérôme Karsanti, avocat de l'association. « Il appartenait au procureur de la République d’aller entendre les divers rapporteurs. Il appartenait au procureur de la République de demander l’analyse des comptes. Il y avait l’obligation, pour le procureur de la République, d’enquêter. Et on voit qu’il y a une manière de botter en touche et de nous dire : la commission a exercé son rôle. Vous ne pouvez pas remettre en cause et il n’est pas dans la mission du procureur de la République de vérifier ce qu’une commission a déjà décidé. »

Mais Anticor ne compte pas se satisfaire de la réponse du parquet, et envisage de déposer une plainte avec constitution de partie civile, afin de contraindre la justice à agir.

Par ailleurs, ce classement ne concerne pas certaines dépenses de Jean-Luc Mélenchon, déjà visées par une enquête préliminaire ouverte à Paris après un signalement en avril de la même commission, ni une soirée électorale d'Emmanuel Macron qui fait l'objet depuis fin juin d'une enquête à Lyon.

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