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France / Criminalité

France: fin de cavale pour le braqueur Redoine Faïd

L'hélicoptère «Alouette II» qui avait servi à l'évasion de Rédoine Faïd, le 1er juillet 2018.
L'hélicoptère «Alouette II» qui avait servi à l'évasion de Rédoine Faïd, le 1er juillet 2018. GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

C'est dans la nuit du mardi 2 au mercredi 3 octobre 2018 que le célèbre braqueur Redoine Faïd a été arrêté à Creil, au nord de Paris. Et cela un peu plus de trois mois après sa spectaculaire évasion en hélicoptère de la prison de Réau, a-t-on appris de sources proches de l'enquête.

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Lors de l'interpellation de Redoine Faïd, menée dans la nuit de mardi à mercredi par la Brigade de recherches et d'intervention (BRI) de la police nationale, plusieurs autres personnes ont également été arrêtées, dont l'un de ses frères, a précisé à l'AFP une source proche de l'enquête, confirmant une information de BFMTV et d'Europe 1. Des armes ont été découvertes lors de cette opération qui s'est déroulée sans incident, toujours selon la même source.

Une burqa pour se déplacer dans la rue

Redoine Faïd revêtait une burqa pour se déplacer dans la rue. C'est ce qu'a précisé le procureur de Paris dans sa conférence de presse ce mercredi après-midi. 50 policiers étaient mobilisés pendant 3 mois et jusqu'à 120 sur le pont, la nuit dernière, pour arrêter l'homme le plus recherché de France. C'est grâce aux écoutes téléphoniques des proches du braqueur que la police a pu mettre la main sur lui.

« Les fonctionnaires de la PJ ont démontré leur engagement, leur pugnacité et leur détermination à faire respecter la loi de la République. Ils ont mon admiration comme l'ont les 250 000 policiers et gendarmes qui servent chaque jour notre pays », a tweeté dans la foulée de l'opération le ministre de l'Intérieur démissionnaire Gérard Collomb.

Evasion en hélicoptère

Redoine Faïd avait été condamné en avril 2018 à 25 ans de prison pour son rôle d'« organisateur » dans un braquage raté en 2010, mais qui avait coûté la vie à une policière municipale. Quelques semaines plus tard, le 1er juillet, il s'était évadé de manière spectaculaire de la prison de Réau, près de Melun, au sud-est de Paris, aidé par un commando armé qui avait auparavant pris en otage un pilote d'hélicoptère.

Portant cagoules et brassards de police, deux hommes, équipés de fusils d'assaut de type kalachnikov et de disqueuses, avaient sauté de l'appareil qui survolait la cour d'honneur du centre pénitentiaire. Après avoir scié plusieurs portes et lâché des fumigènes, ils avaient finalement facilement récupéré Redoine Faïd au parloir. Placée sous le feu des critiques de l'opposition, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, avait reconnu fin juillet, lors de la présentation d'un rapport de l'inspection générale de la justice, commandé dans la foulée de l'évasion, « une série de dysfonctionnements » à la prison de Réau.

Course-poursuite

Le 10 juillet, les enquêteurs mettent la main, au nord de Paris, sur un sac contenant notamment des armes, des cagoules et une disqueuse qu'ils soupçonnent d'avoir appartenu au commando. Puis le 24 juillet, le fugitif échappe de peu aux forces de l'ordre dans le département du Val-d'Oise. Une course-poursuite avec des gendarmes s'acheve dans le parking d'un centre commercial où Redoine Faïd et son complice abandonnent leur voiture et réussissent à s'enfuir. Enfin, il y a à peine un mois, le 5 septembre, la police mène une série de perquisitions, ciblant des proches de Redoine Faïd.

Surnommé « le roi de l'évasion », Faïd s'était déjà évadé le 13 avril 2013 en moins d'une demi-heure de la prison de Lille-Sequedin, dans le nord de la France, en prenant en otages quatre surveillants qu'il avait utilisés ensuite comme boucliers humains. Mais il avait été repris six semaines plus tard en région parisienne.

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