France

Marine Le Pen mise en examen pour «détournement de fonds publics»

La leader d'extrême droite Marine Le Pen, ici à Rome le 8 octobre 2018 lors d'une rencontre avec le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini, à Rome.
La leader d'extrême droite Marine Le Pen, ici à Rome le 8 octobre 2018 lors d'une rencontre avec le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini, à Rome. REUTERS/Max Rossi
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La justice aggrave la mise en examen de Marine Le Pen dans l’affaire des emplois présumés fictifs du FN au Parlement européen. La présidente du Rassemblement national, qui continue de nier les faits qui lui sont reprochés, était poursuivie pour « abus de confiance », mais l’est désormais pour détournement de fonds publics également. Un délit passible de dix ans d'emprisonnement et d'un million d'euros d'amende. Un nouvel épisode judiciaire qui pourrait porter politiquement préjudice à Marine Le Pen.

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« Vous savez, plus le système s’acharne, plus il nous renforce. » Pour Jean-Lin Lacapelle, délégué aux ressources du parti et proche de Marine Le Pen, la décision des juges d’instruction n’est que la suite logique d’un supposé acharnement judiciaire contre le Rassemblement national (RN, ex-Front national) dont 20 élus font l’objet de poursuites. « On est dans un monde de fous, le premier parti de France n’a même pas de chéquier, mais nos électeurs ne sont pas dupes », confiait également Marine Le Pen il y a quelques jours.

Si la présidente du RN sait qu’elle a une épée de Damoclès au-dessus de la tête, en risquant désormais jusqu'à 10 ans de prison, au parti, on affiche de la sérénité et même une certaine gourmandise. Car à en croire les sondages, les ennuis judiciaires du RN ne sont, pour l’instant, pas sanctionnés par les électeurs. D’après le dernier sondage ODOXA, le parti d'extrême droite est au coude à coude avec En Marche à sept mois des Européennes : « On attend la prochaine enquête, vous verrez, nous serons devant », pronostique Jean-Lin Lacapelle.

Pas d’effet chez les électeurs, mais peut-être sur les alliances. Il y a quelques mois, quand Nicolas Dupont Aignan réfléchissait encore à travailler avec le RN, il posait une condition : « que les comptes ne soient pas gérés par le parti de Marine Le Pen. »

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