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France

Mélenchon maintient qu'il est victime d'une «opération de police politique»

Jean-Luc Mélenchon devant le siège de l'Office de lutte contre la corruption, à Nanterre (Hauts-de-Seine), le 18 octobre.
Jean-Luc Mélenchon devant le siège de l'Office de lutte contre la corruption, à Nanterre (Hauts-de-Seine), le 18 octobre. REUTERS/Gonzalo Fuentes
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Deux jours après la fronde des Insoumis lors des perquisitions, Jean-Luc Mélenchon était interrogé ce jeudi par la police dans les enquêtes sur ses comptes de campagne présidentielle et sur les assistants d'eurodéputés de son parti, assurant qu'il répondrait « dans le détail ».

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Arrivé vers 10H30 pour une audition libre dans les locaux de la police anticorruption (Oclciff) à Nanterre, l'ancien candidat à la présidentielle, qui revendique un rôle de premier opposant au gouvernement, a été entendu pendant cinq heures dans le cadre des enquêtes ouvertes par le parquet sur les assistants parlementaires européens de LFI et les comptes de la campagne présidentielle.

A sa sortie, Jean-Luc Mélenchon a de nouveau dénoncé devant les journalistes « une opération de police politique » et « une escalade judiciaire ». « Je ne mets pas en cause la police, mais en cause la police politique, c'est-à-dire la décision politique d'instrumentaliser des magistrats et des policiers pour essayer de faire un mauvais sort à l'un des chefs de l'opposition. »

« Cinq heures pour enfoncer des portes ouvertes », a-t-il déploré, assurant avoir déjà répondu à toutes les questions qui lui ont été posées, notamment sur les assistants européens LFI. Tout en appelant à une « désescalade » judiciaire, le chef du groupe parlementaire LFI n'a pas reculé d'un pouce dans sa critique d'une opération qu'il a décrite comme télécommandée par le chef de l'Etat, alors que le Premier ministre Edouard Philippe a rappelé l'indépendance de la justice.

« Tout ça est ridicule M. Macron, il est temps de rembobiner votre film, tout ça est raté, la manoeuvre est complètement ratée », a-t-il dit.

Une troisième procédure pour violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique a été lancée mercredi contre Jean-Luc Mélenchon, à la suite d'une perquisition menée mardi au siège de LFI, au cours de laquelle le dirigeant de la gauche radicale et ses proches ont vivement apostrophé des policiers et le procureur, et défoncé la porte du local. Loin de reconnaître un dérapage, Jean-Luc Mélenchon a renouvelé jeudi sa défense d'un « parler fort » et d'une colère juste, après avoir revendiqué la veille un tempérament « méditerranéen ».

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