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Nouvelle-Calédonie

Nouvelle-Calédonie: une journée de vote marquée par une forte participation

Des Calédoniens votent dans un bureau de Nouméa, capitale de la Nouvelle-Calédonie, le 4 novembre 2018.
Des Calédoniens votent dans un bureau de Nouméa, capitale de la Nouvelle-Calédonie, le 4 novembre 2018. Theo Rouby / AFP
Texte par : RFI Suivre
5 mn

A 18 000 kilomètres de Paris, en Nouvelle-Calédonie, ce petit archipel du Pacifique grand comme deux fois la Corse, les électeurs avaient le choix ce dimanche 4 novembre 2018 : rester français ou bien prendre leur indépendance. Le vote pour le référendum est terminé. Il aura été marqué par une très forte mobilisation, qui dépasse les 73%.

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Avec notre envoyé spécial à NouméaJulien Chavanne

Les bureaux de vote ont fermé leurs portes à 18h, heure locale (8h, heure de Paris). Plus de 73% des électeurs sont allés voter, selon une première estimation. Un bon score, 15 points de plus que lors des dernières élections locales.

Cette mobilisation éloigne d'ores et déjà la menace d'une contestation du scrutin. Les premières remontées de terrain concernent la moitié des bulletins dépouillés pour le moment. Le rapport de force est de 60% pour le non, 40% pour le oui. Mais ce sont des résultats partiels. Dans les fiefs indépendantistes on a voté oui et dans les provinces plus riches, dans le sud, on a voté, sans surprise, pour le non.

Journée historique

Les Calédoniens se sont déplacés en masse pour ce référendum. Il faut dire qu’une partie de la population, les Kanaks, le peuple premier, l’attendaient parfois depuis plusieurs générations. Il a fallu à certains endroits patienter plus d’une heure sous le soleil, avant de mettre un bulletin dans l’urne.

Que ce soit chez les pro ou chez les anti-indépendantistes, il y avait la même impatience, la même émotion à l'idée de vivre une journée historique. Le même attachement, aussi, à cette terre du bout du monde - vue de Paris.

« Oui » ou « non »

« Cela représente déjà le fait de faire entendre ma voix sur ma décision au niveau du destin de la Nouvelle-Calédonie, estime Yves, qui a voté « non ». J’ai senti que c’était vraiment un moment historique, important. »

« Et historique pour moi !, commente Germain, qui a choisi le « oui ». J’ai pensé à tous nos vieux qui sont déjà partis. Le bulletin que j’ai mis, c’est pour lui, pour expliquer à mon fils : j’ai mis ça pour toi, pour l’avenir, après. C’est toi qui construiras le pays avec les autres. »

Le vote s’est globalement déroulé dans le calme. Quelques électeurs loyalistes, d’autres indépendantistes, ont simplement défilé dans les rues à bord de leur voiture avec des drapeaux français ou kanaks. Et si plusieurs voitures ont été brûlées dans le quartier populaire de Montravel à Nouméa et deux « faits de caillassages » ont été signalés, ce n'est « rien de significatif » selon le Haut-commissariat.

Dépouillement

Le dépouillement a commencé mais prend du temps, en raison de la participation élevée. Mais il est encore trop tôt pour tirer les leçons de la forte mobilisation. Indépendantistes et loyalistes commencent à se réunir dans leur QG pour la soirée électorale.

Au QG du parti Calédonie ensemble pas de triomphalisme. On se prépare à une victoire attendue. La volonté est de tendre la main pour préparer l’après-référendum.

Emmanuel Macron prendra la parole un peu plus tard dans la soirée, 13h, heure de Paris. Le Premier ministre sera sur place dès lundi. Il va passer la journée avec les responsables politiques calédoniens.

C’est la première fois que je vois autant de participation pour une élection en Nouvelle-Calédonie. Aussi bien les indépendantistes que les loyalistes, ils ont tous fait leur job. Ils sont allés partout, prêcher la bonne parole pour le oui ou pour le non.

Christiane

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