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Nouvelle-Calédonie

Edouard Philippe en Nouvelle-Calédonie au lendemain du référendum

Le Premier ministre Edouard Philippe entouré de la ministre des Outre-Mer, Annick Girardin, et du haut-commissaire de la République en Nouvelle Calédonie, Thierry Lataste, le 5 novembre 2018 à Nouméa.
Le Premier ministre Edouard Philippe entouré de la ministre des Outre-Mer, Annick Girardin, et du haut-commissaire de la République en Nouvelle Calédonie, Thierry Lataste, le 5 novembre 2018 à Nouméa. Theo Rouby / AFP
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Le Premier ministre français Edouard Philippe est arrivé en Nouvelle-Calédonie lundi 5 novembre. Il a rencontré les forces politiques au lendemain d'un référendum d'autodétermination qui a vu la victoire du maintien dans la France. Lors de sa déclération officielle dans la soirée, il a annoncé une réunion en décembre pour « tirer les conclusions » du référendum.

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Avec notre envoyée spéciale à Nouméa,  Anne Soetemondt

Edouard Philippe est arrivé à Nouméa tôt dans la matinée lundi, accompagné de la ministre des Outre-mer, Annick Girardin. Une visite au lendemain de la victoire, beaucoup moins large que prévu, du non à l'indépendance. Le Premier ministre est là pour préparer l'après. Peut-être un peu tôt disaient d'ailleurs certains responsables du côté des loyalistes comme des indépendantistes.

Edouard Philippe a mené dans la matinée une série d'entretiens avec des représentants de chaque force politique présente au congrès de Nouvelle-Calédonie. Il s'est notamment rendu à Koné, dans le nord, pour s'entretenir avec l'une des figures kanakes de l'indépendantisme, Paul Néaoutyine.

Dans la soirée, le Premier ministre s'est exprimé lors d'une brève allocution, saluant une fois de plus le déroulement du scrutin, « véritable succès démocratique et populaire ». Il a donné rendez-vous aux différents acteurs de la scène politique calédonienne pour une réunion en décembre prochain, afin de « tirer collectivement les premières conclusions » du référendum. 

Le jour d'après

En attendant, au lendemain du vote historique, préparé depuis plus de 20 ans, la vie a repris son cours et c’est un lundi matin presque comme les autres dans les rues de Nouméa, même si le référendum est bien sûr dans toutes les têtes.

Marc porte un tee-shirt aux couleurs du drapeau kanak. « On est content », réagit-il. Ça, c’était un essai, mais on va se préparer pour le deuxième [référendum, ndlr]. » Les indépendantistes n’ont pas gagné, mais avec un score de 43,6%, bien plus élevé en faveur de l'autonomie que ne le prédisaient les sondages, « ce n’est pas une défaite », souligne Marc.

Les déçus, on les trouve plutôt dans le camp des vainqueurs. Zoé a voté « non ». « Je pensais qu’on ferait un plus gros score quand même, parce que sans la France, estime-t-elle, on n’est rien. »

Les partisans de la Nouvelle-Calédonie française espéraient pouvoir creuser l'écart et enterrer la possibilité d'organiser jusqu'à deux nouveaux référendums dans les quatre ans. Mais même Jean-Louis, qui a voté contre l'indépendance, reconnaît que revenir sur cet engagement sera difficile. « Tout le monde l’a accepté, alors maintenant modifier ça, certains voudraient, mais je pense que ça va être très dur. Puis, est-ce que ce serait normal ? Je ne pense pas. On a accepté, il faut jouer le jeu jusqu’au bout. On va construire le pays avec tout le monde », rappelle-t-il.

Dimanche, c'est la paix qui a gagné, ajoute Jean-Louis, confiant dans l'avenir de son île.

Edouard Philippe en Nouvelle-Calédonie: le point avec notre envoyée spéciale à Nouméa

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