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France / Logement

Effondrement à Marseille: information judiciaire pour «homicides involontaires»

Huit personnes sont mortes le 5 novembre dans l'effondrement d'immeubles mitoyens dans le quartier de Noailles, dans le centre-ville de Marseille.
Huit personnes sont mortes le 5 novembre dans l'effondrement d'immeubles mitoyens dans le quartier de Noailles, dans le centre-ville de Marseille. REUTERS/Jean-Paul Pelissier
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En France, le parquet de Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, a ouvert mardi 27 novembre une information judiciaire contre X pour « homicides involontaires » aggravés « par violation manifestement délibérée d'une obligation de prudence ou de sécurité », après la mort de huit personnes dans l'effondrement de deux immeubles du centre-ville le 5 novembre dernier.

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L'enquête a été confiée à trois juges d'instruction du pôle accidents collectifs du Tribunal de grande instance de Marseille. « A ce jour, les causes de l'effondrement de ces immeubles (...) ne sont pas établies », a précisé le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux, dans un communiqué.

Deux immeubles des 63 et 65 rue d'Aubagne se sont effondrés lundi 5 novembre dans le centre-ville de Marseille, huit personnes sont mortes. Le 65, dans les décombres duquel les corps ont été retrouvés après plusieurs jours d'intenses recherches, était une copropriété privée, et le seul immeuble habité.

« Le 63 avait été condamné à la suite d'une procédure d'expropriation l'ayant attribué » au bailleur social municipal Marseille Habitat en 2017, indique le communiqué du procureur.

Des centaines de logements évacués

En trois semaines d'enquête de flagrance, une centaine d'enquêteurs de la police judiciaire marseillaise supervisés par 12 magistrats du parquet ont procédé à des dizaines d'auditions de locataires qui n'étaient pas présents au moment du drame, propriétaires et syndic de copropriété ou encore responsables et membres de services de la mairie de Marseille et de Marseille Habitat.

Le drame de la rue d'Aubagne a plongé la deuxième ville de France dans une crise sans précédent. Clouée au pilori par les habitants du quartier de Noailles pour son absence de résultats en matière de lutte contre l'habitat vétuste, la mairie a depuis fait évacuer des centaines de logements potentiellement dangereux à travers la ville.

Le ministre du Logement Julien Denormandie est attendu mercredi 28 novembre sur place. Marseille compte désormais plus de 180 immeubles fantômes et plus de 1 300 délogés, qui se retrouvent pour la plupart sans domicile fixe. Une centaine d'appartements devrait encore être évacuée du parc Corot, l'une des plus grandes copropriétés dégradées de la ville.

(Avec AFP)

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