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France

France: Strasbourg en état de choc après la fusillade de la soirée

Un soldat monte la garde le 12 décembre devant un chalet du marché de Noël, au pied de la cathédrale de Strasbourg, au lendemain de l'attaque qui a fait trois morts.
Un soldat monte la garde le 12 décembre devant un chalet du marché de Noël, au pied de la cathédrale de Strasbourg, au lendemain de l'attaque qui a fait trois morts. REUTERS/Christian Hartmann
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Un homme de 29 ans, fiché S (pour Sûreté de l'Etat), est toujours recherché ce mercredi 12 décembre après une attaque commise mardi soir, à proximité du marché de Noël dans le coeur de Strasbourg. Dans le centre-ville, qui a été bouclé une bonne partie de la nuit, la vie reprend peu à peu.

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avec nos envoyées spéciales Domitille Piron et Angélique Ferat

Les rues du centre-ville sont étrangement vides et silencieuses et les badauds rares. Les Strasbourgeois sont pour la plupart restés chez eux mais on peut voir ici ou là des touristes un peu perdus en quête d'un endroit pour se réchauffer ou prendre un café. Partout des policiers et des militaires en faction. Les endroits où des personnes ont été atteintes par les tirs mardi soir ont été nettoyés et les transports publics ont été rétablis.

Il y a donc un semblant de retour à la normale. D'ailleurs, autour de la rue des Orfèvres où la fusillade a eu lieu, certains magasins ont tenu à ouvrir malgré tout ce mercredi matin.

Christophe Ziegler est primeur. Autour de son commerce les rues sont bloquées par les forces de l’ordre. Il ne s’attend pas à voir beaucoup de clients aujourd’hui, mais il souhaitait ouvrir et surtout s’occuper l’esprit. « La fille d'une amie a été blessée, je suis passé dans la rue, je pense qu'il était derrière moi... c'est un peu perturbant ! Mais on continue... », nous explique-t-il, la gorge nouée.

Les allées vides du marché de Noël de Strasbourg, le 12 décembre, au lendemain de l'attaque dans le centre de la ville.
Les allées vides du marché de Noël de Strasbourg, le 12 décembre, au lendemain de l'attaque dans le centre de la ville. REUTERS/Vincent Kessler

Les commerçants du quartier ne parlent que de la fille de la fromagère blessée par une balle dans le bras. Les Strasbourgeois semblent ressentir le besoin de parler, d’échanger. Beaucoup sont hagards, choqués.

Laurent Jean avait d’ailleurs ouvert son commerce de souvenirs en face de la cathédrale, mais « les agents de la ville sont passés et nous ont demandé de remballer… Aujourd'hui, c'est fini et la saison va être fortement compromise. »

Un hôtelier nous signale avoir déjà enregistré des annulations de réservations. La rue des Orfèvres et les alentours de la cathédrale ainsi que le marché de Noël resteront fermés ce mercredi. On sent poindre une certaine colère : le dispositif de sécurité du marché est bien trop laxiste selon certains témoignages.

Ce mercredi, les accès à l'hyper centre de la ville ont été restreints, tant pour les piétons que pour les véhicules.

Le dispositif de sécurité

Dans le cadre de « l'urgence attentat » décrétée mardi soir en vertu du dispositif Vigipirate, le préfet du Bas-Rhin, Jean-Luc Marx, a pris un arrêté interdisant toutes les manifestations programmées ce mercredi à Strabourg, pour permettre aux forces de l'ordre de rechercher plus librement l'auteur des tirs.

Les autorités locales (préfectures, mairie, agglomération) ont également annoncé que le marché de Noël, les équipements culturels et sportifs publics de l'agglomération (musées, médiathèques, piscines, patinoire...) resteraient fermés ce mercredi. La mairie de la ville a également annoncé qu' « en lien avec le gouvernement et le rectorat », il n'y « aurait pas de cours dans les écoles maternelles et élémentaires dans lesquelles un accueil sera toutefois proposé aux enfants dont les parents ne peuvent assurer la garde ». Lycées et collèges en revanche sont ouverts.

Dans le centre de Strasbourg, la police patrouille ce mercredi 12 décembre.
Dans le centre de Strasbourg, la police patrouille ce mercredi 12 décembre. REUTERS/Christian Hartmann

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