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France

France: un député LREM menacé de mort dans une lettre anonyme raciste

Jean-François Mbaye, député LREM du Val-de-Marne, le 27 juillet 2017 à l'Assemblée nationale française.
Jean-François Mbaye, député LREM du Val-de-Marne, le 27 juillet 2017 à l'Assemblée nationale française. JACQUES DEMARTHON / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

« Tu vas mourir » d'une « balle dans la tête ». Le député français Jean-François Mbaye (LREM, majorité) a annoncé sur Twitter, vendredi 4 janvier 2019, qu'il allait porter plainte après avoir reçu, à son bureau de l'Assemblée nationale, une lettre anonyme de menace de mort à caractère explicitement raciste.

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Dans un courrier reçu au palais Bourbon et partagé sur son compte Twitter, il est reproché au député La République en marche du Val-de-Marne Jean-François Mbaye, 40 ans, d'être un « noir de service », « comme ceux que l'on case dans les pubs afin de faire croire que les Français ne sont pas racistes ».

« De quel droit un Africain vient se mêler des problèmes de la France », demande l'auteur anonyme à l'élu, né à Dakar. Et de lui promettre « une balle dans la tête ». Avant de conclure : « Autres cibles prévues : Avia, Berville », du nom de deux autres macronistes, Laetitia Avia et Hervé Berville, élus députés en juin 2017.

« En 2019, voici ce que je reçois encore de lâches anonymes à mon bureau de l'Assemblée. Suis-je choqué ? Apeuré ? NON ! Je suis encore plus déterminé à éradiquer le fléau raciste de notre beau pays la France. Bien entendu je porterai plainte... », explique le député LREM dans son tweet daté du 4 janvier.

François de Rugy, ancien président de l'Assemblée nationale et actuel ministre de la Transition écologique, a manifesté sur Twitter son « soutien » aux trois députés ciblés. « Nous ne laisserons pas la haine se déchaîner dans notre pays. Liberté Égalité Fraternité sont plus que jamais nos valeurs ! », défend-il.

La ministre de la Santé a fait part de son indignation. Comme l'association SOS Racisme, par communiqué : « En France, en 2019, certains n'arrivent toujours pas à digérer que des noirs - à leurs yeux d'éternels nègres irrémédiablement sauvages et arriérés - puissent être des représentants de la Nation. »

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