France / Gilets jaunes

«Grand débat» en France: les maires entre résignation et revendications

Pour certains maires, le «grand débat national» présente aussi un risque politique, à un an des municipales.
Pour certains maires, le «grand débat national» présente aussi un risque politique, à un an des municipales. Photo by: BSIP/UIG via Getty Images

Quels seront les sujets abordés ? Comment vont se dérouler les réunions ? Qui garantira l'indépendance et la collecte des résultats ? A la veille de son lancement, le « grand débat national » destiné à répondre à la crise des « gilets jaunes » reste encore dans le flou. L'exécutif doit en dire plus ce lundi. Edouard Philippe va s'exprimer et Emmanuel Macron a écrit une lettre aux Français. En attendant, les maires s'organisent comme ils le peuvent. Certains de ces élus locaux craignent d'être pris au piège de ces 3 mois de débat quand d'autres veulent en profiter pour faire avancer leurs revendications.

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On va essayer d’improviser parce qu’on n’a pas reçu d’instructions très précises, mais je pense surtout qu’il faut que chaque maire soit pragmatique et permette à la population de venir s’exprimer d’une manière ou d’une autre. […] Je n’ai pas envie qu’on soit non plus les punching-balls de la République […] Nous avons des exigences, personne ne comprendrait qu’on se taise, puisque nous sommes propriétaires des locaux où ont lieu ces débats-là.

Les maires face au «grand débat national»

(Re) lire : France: «grand débat national» et lettre aux Français, Macron explique sa vision

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