France / Justice

France: ouverture du procès de la viande de cheval

Ce procès prévu pour durer jusqu'au 13 février promet de vifs échanges entre les principaux protagonistes.
Ce procès prévu pour durer jusqu'au 13 février promet de vifs échanges entre les principaux protagonistes. REUTERS/Charles Platiau

Quatre personnes soupçonnées d'avoir participé à la retentissante escroquerie de la viande de cheval vendue comme du bœuf en Europe, parmi lesquels deux ex-dirigeants de l'entreprise Spanghero, sont jugés à partir de ce lundi 21 janvier à Paris. Les prévenus sont notamment soupçonnés d'avoir trompé une entreprise de fabrications de plats préparés.

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L'enquête ouverte en France en 2013 avait révélé au grand public l'opacité du marché de la viande. Dans l'industrie, les courtiers n'écoulent pas seulement des entrecôtes mais surtout du « minerai de viande ». Un aggloméré de bas morceaux hachés vendu surgelé, destiné pour la confection de plats préparés.

Un contexte de guerre des prix

Une matière aisément manipulable surtout dans un contexte de guerre des prix : pour gonfler les marges, rien de plus simple que de remplacer la viande de bœuf par du cheval bien meilleur marché.

Les enquêteurs ont découvert que 750 tonnes de « minerai » trafiqué avaient ainsi été écoulées dans 13 pays de l'Union européenne.

Une tromperie massive, dont l'entreprise Spanghero s'était fait une spécialité. D'ailleurs l'ordonnance des juges met en évidence ces pratiques parfaitement organisées. Spanghero occultait l'origine des viandes qu'elle commercialisait et effaçait toute référence à la viande de cheval.

Tromperie aggravée

Si l'affaire n'avait causé aucune conséquence sanitaire, deux anciens dirigeants de l'entreprise française et deux négociants néerlandais sont néanmoins ce lundi renvoyés devant le tribunal correctionnel pour tromperie aggravée.

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