France

Le député Matthieu Orphelin annonce son départ du groupe LREM à l'Assemblée

Matthieu Orphelin, député du Maine-et-Loire, ici le 7 juin 2017 à Angers.
Matthieu Orphelin, député du Maine-et-Loire, ici le 7 juin 2017 à Angers. JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Le député Matthieu Orphelin quitte le groupe LREM à l'Assemblée. Ce proche de Nicolas Hulot regrette le manque d'ambition écologique du parti présidentiel.

Publicité

Matthieu Orphelin pense ne plus avoir sa place parmi des députés « prisonniers de logiques budgétaires et d'arbitrages politiques de court terme ». C'est du moins ce qu'il explique dans le mail adressé à ses collègues LREM à l'Assemblée pour annoncer son départ du groupe, après avoir « fait tout (s)on possible pour porter haut l'écologie ».

Tout en ne mésestimant « aucune des avancées obtenues depuis 20 mois », l'ex-porte-parole de la fondation Hulot (2012-2015) affirme que la majorité n'est « malheureusement au bon rythme sur aucun des grands chantiers de la transition », y voyant « un échec collectif ». Cette annonce intervient cinq mois après le départ du gouvernement de Nicolas Hulot, dont Matthieu Orphelin est un proche.

Le député En Marche ! Bruno Questel n'est pas étonné par ce départ. « Je pense que depuis le départ de Nicolas Hulot, il n'était pas bien. Pour lui, cela a été un moment difficile. Et à partir de là, il a été en difficulté d'exercer son mandat comme il l'entendait », avance le parlementaire.

La décision de Matthieu Orphelin est un coup dur pour La République en marche. Mardi, 50 députés LREM ont refusé de voter la première version de la loi « anti-casseurs ». Du jamais-vu dans la jeune vie du parti.

Vingt mois après la déferlante En Marche ! à l’Assemblée, la démission de Matthieu Orphelin est la septième démission au sein du groupe de la majorité présidentielle, qui compte encore 306 députés. L'effectif est largement suffisant pour dominer l’hémicycle, mais n’empêche pas les fractures internes entre des députés venus de droite et de gauche. Un « attelage brinquebalant », comme le résume un élu proche de l’Elysée.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail