France / Bernard Tapie

France: Bernard Tapie combatif au premier jour de son procès

Bernard Tapie lors de son arrivée au tribunal de Paris pour le premier jour de son procès, ce lundi 11 mars 2019.
Bernard Tapie lors de son arrivée au tribunal de Paris pour le premier jour de son procès, ce lundi 11 mars 2019. REUTERS/Benoit Tessier

Le procès de Bernard Tapie s'est ouvert ce lundi 11 mars en début d'après-midi, à Paris. Une nouvelle étape dans une affaire sans fin. L'affaire qui l'oppose au Crédit Lyonnais sur la vente du fabricant d’équipements de sport Adidas en 1994. L'homme d'affaires et ancien ministre est jugé cette fois pour escroquerie avec cinq co-prévenus. En 2008, Bernard Tapie avait touché plus de 400 millions d'euros pour solder son vieux litige avec la banque. Un arbitrage qui a finalement été annulé pour fraude. Bernard Tapie s’est montré combatif à l’ouverture du procès.

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Affaibli par un cancer, Bernard Tapie, 76 ans, n'en est pas moins « déterminé » à démontrer qu'il n'a pas « volé le contribuable » et promet de rendre coup pour coup aux accusations d'« escroquerie » et de « détournement de fonds publics », qu'il conteste.

Costume bleu sombre et chevelure blanche, sacoche à la main, il a fait une arrivée discrète au tribunal, sans faire de déclaration aux dizaines de journalistes présents. Il s'est assis dans la salle d'audience en tournant le dos à ses cinq coprévenus. Sourire en coin, à la barre, Bernard Tapie acquiesce quand la présidente lui demande si sa profession déclarée est bien celle « d'acteur ».

Bernard Tapie sourit aussi quand le tribunal rappelle à l'ordre le public : « Ici, on n'est pas au spectacle ». Profitant d'une suspension d'audience, l'homme d'affaires, qui évite soigneusement les caméras à l'extérieur, venait d'improviser une conférence de presse à l'intérieur.

Cinq co-prévenus

Comparaissent à ses côtés son ancien avocat Maurice Lantourne, l'un des trois arbitres ayant rendu la sentence frauduleuse, Pierre Estoup, le patron d'Orange Stéphane Richard, directeur de cabinet de la ministre de l'Economie Christine Lagarde à l'époque des faits, et les deux ex-dirigeants des entités chargées de gérer le passif du Crédit lyonnais, Jean-François Rocchi et Bernard Scemama. Ils sont accusés d'avoir organisé ou de s'être rendus complices d'une « escroquerie », à travers un arbitrage qu'ils savaient favorable à l'ancien patron de l'Olympique de Marseille.

Après une première journée consacrée aux incidents de procédure, les débats de fond commencent mardi après-midi : Bernard Tapie est attendu à la barre. Il encourt sept ans d'emprisonnement et 375 000 euros d'amende. Le procès doit durer jusqu'au 5 avril.

(Avec Afp)

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