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France / Yémen

Utilisation d'armes françaises au Yémen: des journalistes entendus par la DGSI

L'enquête «Made in France» de Disclose a révélé que des armes françaises avaient été utilisées dans la guerre au Yémen.
L'enquête «Made in France» de Disclose a révélé que des armes françaises avaient été utilisées dans la guerre au Yémen. Disclose.ngo
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Trois journalistes français sont convoqués ce mardi 14 mai par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Ils doivent être entendus par les services secrets dans le cadre d’une enquête pour « atteinte au secret de la défense nationale ». Tous sont membres du collectif d'investigation Disclose. Ils avaient révélé le 15 avril dernier sur leur média en ligne que des armes françaises étaient « massivement utilisées » dans la guerre au Yémen.

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Ce qui pose question à la DGSI, c'est la note d'une quinzaine de pages émanant de la direction du renseignement militaire que les journalistes ont révélé sur leur média en ligne Disclose.

Ce rapport confirme notamment que des Mirages 2 000 livrés par la France aux Émirats arabes unis sont employés au Yémen, et que des chars Leclerc y ont été utilisés en septembre 2018.

À lire aussi : Les révélations de Disclose sur l'utilisation d'armes françaises au Yémen

Le gouvernement français assure que ces armements ne sont utilisés que de manière défensive et pas sur la ligne de front. Ce que réfute le média Disclose.

Pour Geoffrey Livolsi, un des trois journalistes entendus ce mardi, cette enquête judiciaire n’a qu’un seul objectif : « connaître les sources qui ont permis ces révélations ». Les journalistes ont d'ores et déjà prévu d'exercer leur droit à garder le silence et de ne pas donner d’informations sur leurs sources.

Après l'annonce de cette convocation, les journalistes de 37 médias français, dont RFI, ont apporté leur soutien à leurs confrères. Une journaliste yéménite a également lancé une pétition demandant au président français Emmanuel Macron de « renoncer à toute menace de poursuites » contre Disclose.

Cela nous semble absolument pas acceptable dans le cadre d'une démocratie moderne...

Tony Fortin, chargé d'études au sein de l'Observatoire de l'armement

À lire aussi : Armes françaises au Yémen: à la DGSI, les journalistes «garderont le silence»

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