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France

Le président du directoire du «Monde» convoqué à son tour par la DGSI

Le siège du journal «Le Monde», à Paris.
Le siège du journal «Le Monde», à Paris. AFP/Thomas Samson
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Louis Dreyfus a été convoqué par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), dans les mêmes circonstances qu'Ariane Chemin, grande reporter au quotidien.

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Tout comme la journaliste Ariane Chemin, le président du directoire du Monde, qui devra se présenter le 29 mai, a été convoqué en vue d'une audition libre dans les locaux de la DGSI, dans le cadre d'une enquête ouverte pour « révélation de l'identité d'un membre des unités des forces spéciales ». Selon des sources concordantes, cette enquête fait suite à une plainte déposée mi-avril par Chokri Wakrim.

Le Monde avait révélé mercredi que la grande reporter Ariane Chemin avait déjà été convoquée pour des articles sur les affaires d'Alexandre Benalla, ex-conseiller d'Emmanuel Macron, et « sur le profil d'un sous-officier de l'armée de l'air, Chokri Wakrim, compagnon de l'ex-cheffe de la sécurité de Matignon, Marie-Élodie Poitout ».

La convocation de la reporter à la DGSI, qui faisait suite à celle de plusieurs autres journalistes ayant enquêté sur l'utilisation d'armes françaises au Yémen, a soulevé une vague de protestations de journalistes et de personnalités politiques, qui y voient une atteinte à la liberté de la presse et au droit d'informer.

Pour Jean-Pierre Sueur, co-rapporteur PS de la commission d'enquête sénatoriale sur l'affaire Benalla, cela commence à faire beaucoup : « Je suis inquiet de ces convocations parce que le principe du secret des sources des journalistes est un principe qui est très important dans une démocratie, et dans une démocratie comme la nôtre. Je pense que le secret des sources des journalistes, c’est la condition même pour que ceux-ci puissent exercer leurs fonctions, leurs missions. Si le journal Le Monde n’avait pas publié un article le 18 juillet de l’année dernière sur l’affaire Benalla, peut-être qu’on aurait méconnu toute une série de faits qui sont quand même importants. »

De son côté, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a justifié ces convocations par le fait qu'on « ne peut pas dévoiler l'identité d'un agent qui appartient aux forces spéciales ».

(avec AFP)

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