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France

Un indépendantiste prend la tête du Congrès de la Nouvelle-Calédonie

Roch Wamytan, en marge d'une réunion pour le «oui» à l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie. Nouméa, le 30 octobre 2018.
Roch Wamytan, en marge d'une réunion pour le «oui» à l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie. Nouméa, le 30 octobre 2018. Theo Rouby / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L'indépendantiste Roch Wamytan (UC-FLNKS) a été élu, ce vendredi 24 mai, président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie grâce à l'appui des trois voix d'un nouveau parti wallisien et futunien, jusqu'alors plutôt considéré proche des loyalistes.

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« C'est un moment historique. Le temps est venu d'imprimer le sceau historique océanien sur la construction d'un destin commun », a déclaré Roch Wamytan, 68 ans, figure du mouvement indépendantiste kanak.

Il a été élu au deuxième tour avec 29 voix contre 25 pour Magalie Manuohalalo, présentée par les deux groupes de la droite loyaliste. L'Éveil océanien, parti communautaire qui a fait une entrée remarquée sur l'échiquier calédonien en obtenant trois sièges lors des élections provinciales du 12 mai, a joint ses voix à celle des partis indépendantistes (26 sièges sur 54).

Le choix de cette formation a créé la surprise alors qu'au cours des derniers jours, les deux frères ennemis de la droite, L'Avenir en confiance (proche LR) et Calédonie ensemble (centre droit), avaient laissé comprendre qu'ils s'étaient entendu avec elle pour une majorité loyaliste au Congrès.

« J'assume d'avoir voté avec les indépendantistes. Travailler avec eux, ce n'est pas travailler pour l'indépendance. Arrêtons ce clivage pour ou contre l'indépendance et travaillons à améliorer la vie des Calédoniens », a déclaré à la presse Milakulo Tukumuli, chef de file de l'Éveil océanien.

Une « trahison »

Abasourdis, les élus de L'Avenir en confiance, qui avaient largement gagné les élections provinciales dans le camp loyaliste, ont dénoncé une « trahison » du parti océanien et un « déni de démocratie ».

Dans les prochaines semaines, un gouvernement collégial sera élu par le Congrès. Si les mêmes équilibres sont conservés, les indépendantistes pourraient emporter la direction de l'exécutif calédonien. Un poste crucial alors que s'ouvre le dernier mandat de l'accord de Nouméa (1998) qui organise la décolonisation de l'île. Après le référendum sur l'indépendance du 6 novembre 2018, remporté par les pro-Français (56,7%), deux autres référendums peuvent être organisés en 2020 et 2022.

(Avec AFP)

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