France

Après la déroute de LR aux européennes, Wauquiez propose des «états généraux»

Laurent Wauquiez propose des «états généraux» suite au score historiquement bas de la liste LR aux élections européennes, le 26 mai à Paris.
Laurent Wauquiez propose des «états généraux» suite au score historiquement bas de la liste LR aux élections européennes, le 26 mai à Paris. JACQUES DEMARTHON / AFP

Fragilisé par le score historiquement bas des Républicains aux élections européennes, leur président Laurent Wauquiez s’est efforcé de balayer l’hypothèse d’une démission en proposant de tout remettre à plat par le biais, notamment, d’états généraux.

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À son arrivée au siège de LR pour un bureau politique convoqué en urgence, Jean-François Copé a le visage fermé. « Le sujet aujourd'hui est d'être très lucides. Nous avons une famille politique qui est menacée de disparition », dit-il. « C'est une déroute et de cette déroute doit naître un espoir », estime Guillaume Peltier, les traits tirés.

La veille, le parti de droite n'est arrivé qu'en quatrième position aux élections européennes, avec 8,48% des suffrages. Le plus mauvais score de la droite sous la Ve République. Une claque. Les critiques n'ont pas tardé pour dénoncer la stratégie choisie par Laurent Wauquiez, jugée trop droitière, pas assez rassembleuse. Le président du parti est désormais attendu au tournant. Certains l'ont même sommé de démissionner.

Mais l'intéressé ne cède pas. Il a promis ce lundi des « états généraux » à la rentrée pour « tout remettre à plat sur les valeurs, le projet, le fonctionnement et la stratégie d'alliance ». Pourquoi pas, commente Damien Abad, membre de la direction. Mais à condition d'écouter tout le monde. « Les états généraux, ce n'est pas un comité Théodule de quelques sages et chapeaux à plumes qui se réunissent, prévient-il. Les états généraux, c'est ouvert aux élus locaux, aux parlementaires de la nouvelle génération et à toutes celles et tous ceux qui veulent porter la droite de demain. »

Si Laurent Wauquiez a donc sauvé sa peau, du moins pour l’instant, il est sous surveillance. Notamment de Valérie Pécresse, son adversaire numéro 1 au sein des Républicains. La présidente de la région Île-de-France en appelle à Gérard Larcher. Il peut être « un trait d'union entre Les Républicains, l'UDI, Xavier Bertrand, François Baroin pour qu'on se rassemble et qu'on travaille aujourd'hui à une plate-forme commune de la droite et du centre. Une alliance très large, une droite en grand », plaide-t-elle. Le président du Sénat acceptera-t-il d’endosser le costume pour sauver la droite ? Il doit s’exprimer mardi matin.

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