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France

France: après la débâcle de la droite aux Européennes, Larcher sonne la charge

Le président du parti Les Républicains Laurent Wauquiez et le président du Sénat, Gérard Larcher, en meeting pour les élections européennes à Paris, le 15 mai dernier.
Le président du parti Les Républicains Laurent Wauquiez et le président du Sénat, Gérard Larcher, en meeting pour les élections européennes à Paris, le 15 mai dernier. Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Après l'échec cuisant du parti Les Républicains au scrutin du 26 mai, avec à peine plus de 8 % des voix, plusieurs cadres LR demandent la démission de Laurent Wauquiez.

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Un bureau politique houleux a eu lieu lundi 27 mai au siège des Républicains à Paris. Pour le parti, la problématique n'est pas simple. Il s'agit ni plus ni moins de retrouver un espace politique entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Faut-il changer de tête, changer de ligne ? Deux jours après la claque subie aux européennes, le parti est en ébullition. Lors du bureau, Laurent Wauquiez a proposé des états généraux, mais a exclu de démissionner de la présidence.

Ce mardi, la charge est venue du Sénat. Et plus exactement de son président. Gérard Larcher a annoncé qu’il allait lancer une démarche en dehors du parti pour reconstruire un projet qui rassemble la droite et le centre. « Je vais appeler au rassemblement pour retrouver la confiance, explique M. Larcher. Et je vais proposer qu’on parte différemment. Non pas du haut vers le bas, mais du terrain vers le haut. » Il en appelle aux élus du parti.

C'est un appel du pied à l’Union des démocrates et indépendants (UDI, centre droit), et aux figures de la droite, y compris celles qui se sont mises en retrait, comme François Baroin ou Xavier Bertrand. Mais aussi une manière de court-circuiter Laurent Wauquiez.

Retrouvons-nous la semaine prochaine pour faire un point, pour analyser la situation et engager une démarche au travers des territoires, pour reconstruire un projet qui rassemble la droite et le centre. Ce rassemblement de la droite et du centre, il est indispensable!

Gérard Larcher, président du Sénat français

« Si on laisse sortir les couteaux, c’est fini », a prévenu le président des Républicains aux députés de son camp. Ceux-ci n'ont pas hésité à hausser le ton contre lui, mais aucun n'a osé demandé sa démission ou soutenir clairement l'initiative de Gérard Larcher. « La solution ne peut pas se résumer à cette initiative. Le travail est plus profond que cela », a d'ailleurs réagi leur chef de file, Christian Jacob.

La droite ne lâche donc pas Laurent Wauquiez. En tout cas, pas encore. D'abord faute de plan B, mais aussi parce que le spectre d'une nouvelle guerre des chefs effraie tout le monde. « Une telle défaite oblige à la dignité et de ne pas entrer dans une querelle d'écuries. Le débat doit se situer à un autre niveau », estime Christian Jacob.

En privé, les propos sont moins conciliants à l’égard du patron du parti. « Chaque jour supplémentaire de présidence Wauquiez nous coûte des électeurs », lâche un élu. Sa solution : que Laurent Wauquiez reste président des LR, mais qu’il renonce officiellement à 2022.

► À écouter aussi : La débâcle (Le 7h15 de ce mardi 28 mai 2019)

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