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France / Internet

France: moins de contenus terroristes et plus de pédopornographie retirés du Net

La Cnil est chargée de vérifier le bien-fondé des demandes de suppression de contenu illégal sur le net.
La Cnil est chargée de vérifier le bien-fondé des demandes de suppression de contenu illégal sur le net. Pixabay/rawpixel
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Dans un rapport publié le 27 mai, la Cnil pointe la baisse des signalements et du retrait de contenus à caractère terroriste, ainsi que la hausse du nombre de contenus pédopornographiques supprimés en 2018.

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La lutte contre les contenus terroristes sur le net revient fréquemment dans les débats en France, serpent de mer notamment alimenté par les attentats sur le territoire. Dans les faits, les contenus supposément terroristes ont pourtant été l’objet de trois fois moins de demandes de suppression entre mars 2018 et février 2019 que sur la période précédente !

L’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC, la police française du web) avait transmis près de 33 000 demandes de retrait de contenu supposément terroristes en 2017, contre à peine plus de 10 000 en 2018.

Moins de demandes, plus d'effets

Une baisse liée en partie « au fait qu’il y a eu moins de propagande terroriste sur internet » cette année, d’après Alexandre Linden, chargé par la CNIL d'étudier le bien-fondé des demandes de retrait. Mais aussi due aux internautes eux-mêmes, qui ont fait « moins de signalements ».

Moins de signalements, moins de demandes de suppression, y aurait-il eu laxisme en raison de « la diminution sur la période du nombre d'attaques terroristes sur le territoire français » qu’évoque la CNIL ? Pas vraiment apparemment, plutôt moins de mauvaises dénonciations. Près de 70 % des demandes ont ainsi été suivies d’effet, contre moins de 20 % en 2017 !

La pédopornographie activement dénoncée

Moins occupés à dénoncer des contenus supposément terroristes, les internautes français en ont profité pour s’attaquer aux sites à caractère pédopornographique, objets de plus de trois fois plus de demandes de retrait de contenu qu’en 2017.

Une hausse qui s’explique cette fois par un accès simplifié aux services concernés : « Le service du ministère de l’Intérieur qui s’occupe de ces questions a mis en place une veille plus conséquente et donc ils peuvent avoir un rayon d’action plus important. Et d’autre part les plateformes ont mis en place des systèmes beaucoup plus simples pour que la société civile puisse, avec un simple clic, faire des signalements », souligne Alexandre Linden.

Et, cette fois, il ne semble pas y avoir multiplication des demandes infondées : sur 7 923 demandes, il y a eu 6 625 suppressions.

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