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France

Migrants: situation «explosive» dans les centres de rétention, selon un rapport

Le centre de rétention administrative du Canet, dans le sud de la France.
Le centre de rétention administrative du Canet, dans le sud de la France. ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les conditions de rétention des migrants se sont nettement dégradées en France en 2018, selon un rapport publié mardi 4 juin par plusieurs associations d'aide aux migrants.

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Des centres de rétention administratifs qui tournent « à plein régime » avec près de 25 000 étrangers dans ces centres. Des durées d'enfermement pouvant aller dans certains cas jusqu'à 90 jours. Autant d'éléments qui entraînent « une détérioration des droits » des étrangers enfermés dans l'attente de leur éventuelle expulsion, s’alarment des associations dans un rapport publié mardi.

Jean-François Ploquin, du Forum Réfugiés-Cosi, dénonce des conditions intenables. « Il suffit de se dire que soi-même on pourrait être placés dans ces conditions-là : vous les supportez quelques jours, vous les supportez une semaine, deux semaines… Mais la perspective de devoir passer 90 jours et surtout la réalité de cette durée quand vous la vivez pendant trois mois, cela devient insupportable. »

Dans ces centres de rétention, la violence est fréquente en raison des conditions d'enfermement. De nouvelles tensions ont même vu le jour ces derniers temps. « Ce sont des personnes que l’on voit traumatisées, dont on voit la santé se dégrader, et qui commettent justement des actes de désespoir, comme des automutilations, des tentatives de suicide, et puis aussi des révoltes, des grèves de la faim, souligne David Rohi de la Cimade. Parfois cela génère aussi des émeutes, des tentatives d’incendie comme marque de rejet, de désespoir par rapport au traitement infligé. »

Parmi les personnes enfermées, des mineurs avec leurs parents, mais aussi des malades selon les associations. Ce qui est contraire à la loi. « Ce sont des situations qui sont manifestement illégales. On a une politique d’enfermement et d’expulsion qui prime sur la santé et la vulnérabilité, et parfois sur des raisons et des motifs familiaux », estime Céline Guyot, responsable juridique ASSFAM-groupe SOS Solidarités.

Un fonctionnement contre-productif selon ces associations. Elles mettent en garde les pouvoirs publics sur une situation devenue explosive.

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