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France / Justice

France: les époux Balkany fixés sur leur sort le 18 octobre prochain

Le maire de Levallois-Perret Patrick Balkany (à gauche), arrive avec son avocat, Eric Dupond-Moretti (à droite), au palais de justice de Paris pour le dernier jour de son procès.
Le maire de Levallois-Perret Patrick Balkany (à gauche), arrive avec son avocat, Eric Dupond-Moretti (à droite), au palais de justice de Paris pour le dernier jour de son procès. Eric FEFERBERG / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 min

Le procès-fleuve des époux Balkany s'est terminé ce mercredi 19 juin après cinq semaines d'audience. Le maire de Levallois-Perret, près de Paris, et sa femme, sont accusés de « blanchiment à grande échelle » et de corruption. Ils auraient caché au fisc 13 millions d'euros d'avoirs entre 2007 et 2014. Pour la clôture du procès l'avocat de Patrick Balkany Me Dupont-Moretti a pris la parole pendant près d'une heure, plaidant pour que son client n'aille pas en prison. Le jugement sera rendu le 18 octobre prochain.

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Pendant cinq semaines, entre coups de sang et gouaille culottée, le maire de Levallois-Perret Patrick Balkany aura tout tenté pour n'apparaître que comme un « fraudeur passif » ayant la corruption en « horreur », rattrapé par sa « manie de vouloir toujours faire plaisir ».

Le ton est différent, à la barre, où il vient dire mercredi ses derniers mots. « Je n'aspire qu'à une chose, c'est de pouvoir rester auprès de ma femme parce qu'elle a besoin que je sois près d'elle », dit-il, regrettant d'avoir entraîné là son fils Alexandre.

Patrick Balkany, 70 ans, a affronté les cinq semaines de procès sans son épouse et première adjointe Isabelle, 71 ans, en convalescence après une tentative de suicide début mai.

Le parquet national financier (PNF) a requis sept ans de prison ferme, dix ans d'inéligibilité et la confiscation de tous ses biens. Contre son épouse, quatre ans avec sursis et 500 000 euros d'amende.

La défense n'a pas manqué de s'insurger à nouveau contre la tentation de l'exemplarité judiciaire contre un homme déjà « déchiqueté » par la presse et contre qui la peine requise est « plus lourde que pour certains crimes de sang ».

Les Balkany ont reconnu une fraude fiscale et même une partie des faits de blanchiment. Isabelle Balkany avait, pendant l'instruction, admis avoir acquis grâce à un héritage familial la villa antillaise en 1997, via une société constituée au Liechtenstein par une fiduciaire suisse.

Le couple a en revanche toujours nié détenir le riad de la palmeraie, acquis en janvier 2010 par une SCI marocaine, elle-même détenue par une société-écran panaméenne. L'accusation affirme que Patrick Balkany s'est fait offrir cette villa par le milliardaire saoudien Mohamed al-Jaber en échange de délais de paiement pour les Tours de Levallois, un juteux projet immobilier qui n'a finalement pas abouti.

Le parquet a requis de la prison ferme contre le milliardaire saoudien, pour avoir « sciemment corrompu un élu de la République », l'avocat Arnaud Claude, présenté comme « le pilote de l'opération » marocaine, et contre Jean-Pierre Aubry, alors directeur général de la société d'aménagement de Levallois, « prête-nom jusqu'au sacrifice » pour son « maître » Patrick Balkany.

(Avec Afp)

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