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France

France: la maire de Malakoff met en place un arrêté anti-pesticides

Un militant anti-pesticide lors d'une manifestation à Bordeaux, le 18 mai 2019.
Un militant anti-pesticide lors d'une manifestation à Bordeaux, le 18 mai 2019. GEORGES GOBET / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Un recours en justice déposé par la préfecture a suspendu l'arrêté anti-pesticides du maire de Langouët en Bretagne. Ce qui a poussé des élus de tous bords politiques à mettre eux aussi en place des arrêtés anti-glyphosate pour montrer leur soutien à l'élu breton. Comme à Malakoff près de Paris.

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Depuis lundi, plus aucun professionnel n'a le droit d'utiliser de glyphosate sur le territoire de la commune. La ville de Malakoff est traversée par des rails. Si la SNCF n'est pas nommée explicitement dans l'arrêté municipal, c'est elle qui est visée.

Par an, « la SNCF répand de 35 à 38 t de glyphosate »

Même si la ville de la maire Jacqueline Belhomme est moins concernée par le glyphosate qu'une ville rurale entourée d'agriculteurs, elle tenait à prendre cet arrêté. « De mémoire, la SNCF répand entre 35 et 38 tonnes de glyphosate annuellement sur ses sols. Nous sommes aussi concernés et donc pour éviter que les enfants, les familles et les gens en respirent, c’est de notre devoir d’assurer la sécurité des habitants. »

De son côté la SNCF considère l'arrêté comme illégal et va le contester devant la justice. L'entreprise ferroviaire dit chercher une alternative au glyphosate pour ne plus l'utiliser d'ici 2021, comme promis par Emmanuel Macron.

Mais c’est trop tard pour la maire de Malakoff. « Les pesticides font des ravages ! Deux ans, c’est deux ans de trop. Il y a danger, on le sait. Il y a des mesures qui sont prises au niveau européen et en France on ne les applique pas. On reporte encore à 2021 quelque chose qui au niveau européen est déjà à l’œuvre… Pourquoi ? On ne comprend pas. »

Mesures similaires à Genneviliers et Sceaux

La décision de l'élue communiste va donc se retrouver devant un tribunal. En Île-de-France, les villes de Gennevilliers et de Sceaux ont pris des mesures similaires en juin dernier. Elles ont toutes les deux reçu un courrier de la préfecture leur demandant de renoncer à leurs arrêtés.

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