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France

Mediator: une première audience qui annonce un procès hors norme

Les avocats arrivent au tribunal pour le premier jour du procès du Mediator. Le 23 septembre 2019.
Les avocats arrivent au tribunal pour le premier jour du procès du Mediator. Le 23 septembre 2019. REUTERS/Charles Platiau
Texte par : RFI Suivre
5 mn

C'est un procès prévu pour durer 7 mois, jusqu' à fin avril prochain. La première audience a eu lieu ce lundi 23 septembre dans le procès du Mediator, du nom de ce médicament tenu pour responsable de centaines de morts et retiré du marché français fin 2009. Principalement mis en cause: le groupe Servier qui l'a commercialisé pendant 33 ans et l'Agence nationale de sécurité du médicament, accusée de ne pas avoir joué son rôle de gendarme du médicament.

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Avant même le début de l'audience, le caractère hors norme de ce procès était flagrant. Car malgré les lourds enjeux, l'ambiance a d'abord ressemblé à celle d'une rentrée de classes quand dans un vaste brouhaha, les plus de 300 avocats se sont inscrits auprès de l'huissier. Il a fallu aussi repartir la centaine de témoins, les victimes qui s’étaient déplacées, et les dizaines de journalistes entre la salle principale et les trois salles de retransmission. Mais le sérieux est vite revenu à l'arrivée du tribunal.

La présidente a tout de suite tenu à faire une mise au point: « 10 ans, presque jour pour jour après la suspension du Mediator (…) nous sommes conscients du sentiment d’impatience et de frustration que chacun peut avoir. (…) Mais le tribunal n’est pas compétent pour dire combien de personnes sont mortes. La question pour le tribunal est de savoir si les prévenus ont commis les infractions reprochées, dire le droit, dans toute l’aridité que cela suppose » a-t-elle souligné.

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Plus d’une heure pour lire les noms des victimes

Le silence est devenu encore plus solennel quand les accusés présents, essentiellement issus du groupe Servier et du gendarme du médicament, ont décliné leur identité: à la barre, 7 hommes et 2 femmes aux cheveux gris ou blanc, âgés de 61 à 83 ans. Puis a commencé la longue litanie: d'abord la lecture des chefs d'accusation, l'identification de chaque témoin mais aussi l'impressionnante liste des victimes, des centaines de noms lus par la juge et ses assesseurs pendant plus d'une heure.

Pour aborder le fond, il faudra attendre car plusieurs questions de forme ont été posées et l’audience de ce mardi a d’ores et déjà été annulée pour permettre aux parties d’affûter leurs argumentaires.

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