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France

À La Réunion, Emmanuel Macron positive face à la colère et cible l'emploi

Le président de la République, Emmanuel Macron, dans le quartier populaire des Camélias, le 24 octobre 2019.
Le président de la République, Emmanuel Macron, dans le quartier populaire des Camélias, le 24 octobre 2019. Richard BOUHET / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

À La Réunion, Emmanuel Macron a enchaîné les séquences et les occasions de rencontrer les citoyens qui ont exprimé leurs attentes alors que la pauvreté et le chômage font des ravages. Il a aussi annoncé des mesures en faveur de l'emploi.

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Interpellé sans ménagement, secoué verbalement, parfois même tutoyé. Au fil de sa journée à La Réunion, Emmanuel Macron a été confronté à la réalité d’une colère exprimée souvent sans filtre, rapportenotre envoyée spéciale, Valérie Gas. Il s’y attendait certainement et n’a pas voulu y voir quelque chose de négatif.« J’étais beaucoup interpellé, ce matin, cet après-midi.Je ne prends pas du tout ça comme une marque d’irrespect. »

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Dans ce moment de son quinquennat, après la crise des Gilets jaunes, Emmanuel Macron ne peut pas minimiser la colère alors il essaie de lui donner un sens. « Quand il y a de la colère, quand il y a de la mobilisation, qu’on vient interpeller des élus, il y a quelque chose à transformer, poursuit-il. Parce que la colère peut devenir de l’enthousiasme, de la capacité à se mobiliser. Ça veut dire que, en tout cas, il y a une énergie qui est là. »

Positiver pour avancer, c’est la volonté du président de la République : « Moi, ce qui m’a frappé chez beaucoup de jeunes, c’est que d’abord, il y a un formidable esprit de responsabilité. Chez les jeunes des Camélias, où j’étais ce matin, j’ai vu, avant tout, une jeunesse qui n’est pas contente de son sort, mais qui a décidé de se prendre et qui est exigeante avec elle-même et avec nous, à juste titre. Donc, qu’est-ce qu’on lui doit ? Un discours de vérité, une réponse en profondeur. L’école, la formation, l’emploi et l’activité économique, c’est ça, la vraie réponse. »

Les emplois francs

En matière d'emploi, le dispositif qu’il a évoqué à chaque occasion, ce sont les emplois francs, qui exonèrent les employeurs de charges. Dans le cadre d'un plan baptisé « Emplois Réunion », ce dispositif sera étendu à toute l'île, donnant la possibilité de cumuler RSA et emploi à temps partiel. Il permettra d’offrir aux employeurs 15 000 euros sur trois ans pour l'emploi en CDI d'un chômeur de longue durée ou inscrit dans un dispositif d'insertion.

En outre, pour compenser la baisse des emplois aidés décidée en 2017 – qui étaient alors plus de 20 000 – le chef de l'État a annoncé que les « parcours emplois compétences  » qui les ont remplacés seraient stabilisés à 12 000 par an. D'autre part, le versement du RSA, jusqu'ici assuré par le département de La Réunion, sera à partir de 2020 payé par l'État, ce qui représentera un effort supplémentaire de 140 millions sur trois ans.

Ces aides s'ajouteront à l'exonération de charges patronales jusqu'à deux fois le montant du SMIC dans certains secteurs jugés prioritaires dans les territoires d'outre-mer  : agroalimentaire, agriculture, tourisme... Une mesure votée dans la nuit par l'Assemblée à la demande du gouvernement et que le chef de l'État a annoncée en atterrissant sur l'île.

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