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France

France: le front anti-gouvernement s'agrandit sur les retraites

Gare du Nord, à Paris,pendant une grève contre la réforme des retraites, le 24 de Setembro de 2019.
Gare du Nord, à Paris,pendant une grève contre la réforme des retraites, le 24 de Setembro de 2019. DOMINIQUE FAGET / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

En France, le front anti-gouvernement s'agrandit et la mobilisation du 5 décembre s'annonce très suivie. Les syndicats de cheminots, en pointe contre le projet de régime de retraite universel à points, multiplient les annonces de préavis.

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Dernier ralliement : la CFDT-Cheminots, pour qui le gouvernement n'est pas parvenu à rassurer et qui devrait déposer un préavis reconductible d'ici vendredi. De quoi relancer les craintes ou les espoirs d'une réédition des grèves de 1995, qui avaient paralysé de longues semaines le pays, alors dirigé par Jacques Chirac et Alain Juppé. Il était déjà, à l'époque, question de retraites et de régimes spéciaux.

La énième tentative de concertation du gouvernement n'y a rien fait. Les syndicats de cheminots haussent le ton et des transports difficiles sont à prévoir le 5 décembre. FO, CGT-Cheminots et Sud-Rail s'unissent pour appeler à une grève illimitée dans les transports de voyageurs, de marchandises, mais aussi les transports de fonds, chez les taxis, les déménageurs et les ambulances.

Le gouvernement n'a pas mesuré nos attentes, explique le chef de la CFDT après une réunion au ministère des Transports, en présence du haut commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye. Les syndicats menacent de peser sur les déplacements de fin d'année, et sur des événements populaires comme la Fête des Lumières à Lyon. Mais la SNCF est loin d'être la seule concernée !

Trois des quatre syndicats représentatifs chez EDF appellent à la grève et font craindre des coupures d'énergie. Chez Air France, RAS chez les pilotes, les hôtesses et stewards, mais une mobilisation est prévue chez une bonne partie du personnel au sol. Jeudi, plusieurs membres de l'exécutif ont accusé les syndicats, notamment la CGT, de refuser le dialogue et de soutenir des intérêts corporatistes.

La nervosité est montée d'un cran au gouvernement, qui redoute la coagulation des mécontentements. Il tentera encore d'inviter les représentants syndicaux lundi à Matignon pour éteindre l'incendie. Pour l'heure, le personnel des hôpitaux reste mobilisé malgré un plan urgence annoncé mercredi. Les étudiants précaires aussi. Même des « gilets jaunes » devraient être présents le 5 décembre.

Nouveau soutien tombé jeudi : celui de la CFE-CGC, le syndicat des cadres, ce qui est rare ! On entre donc incontestablement dans un mouvement massif, avec la possibilité d'un conflit long et brutal. Mais le vrai coup dur pour le pouvoir, ce serait un ralliement global de la réformiste CFDT, premier syndicat de France. Son secrétaire général, jusque-là favorable au régime universel par points, s'impatiente.

Laurent Berger appelle le gouvernement à sortir de l'ambiguïté. Il insiste sur le besoin de clarté et de lisibilité concernant la réforme. Le Premier ministre recevra les partenaires sociaux en début de semaine prochaine. Ultime tentative pour éviter l'embrasement général.

Laurent Berger demande au gouvernement de sortir de l'ambiguïté

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