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Terrorisme

Congrès de Nice: aider les victimes du terrorisme et prévenir la radicalisation des jeunes

Novembre 2015, Bataclan, Paris : les messages de soutien aux familles des victimes (illustration).
Novembre 2015, Bataclan, Paris : les messages de soutien aux familles des victimes (illustration). Reuters
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Le 8e Congrès international des victimes du terrorisme se tient actuellement à Nice. L'un des thèmes abordés jeudi dans ce congrès était celui de la lutte contre la radicalisation, et certaines victimes estiment avoir un rôle majeur à jouer notamment auprès des lycéens.

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avec notre envoyé spécial, Pierre Olivier

Pas moins de 80 nationalités sont représentées à ce congrès international, et y participent des personnes atteintes dans leur chair, ou psychologiquement, comme Selik Kerba dont le fils a été grièvement blessé lors de l'attentat de la discothèque le Bosphore, le 1er janvier 2017 à Istanbul. Elle est venue à ce congrès pour témoigner du traumatisme toujours ressenti par son fils près de quatre ans après cet acte terroriste et de la difficile tache des parents qui aident ces enfants brisés à se recontruire.

Selik Kerba: «Vivre dans la peur ! Vous vous rendez compte ? Mon fils a toujours peur aujourd'hui ! On lui a enlevé sa joie de vivre... »

Au programme du congrès, des ateliers pour tenter de mieux en prendre en charge les victimes, mais aussi prévenir le terrorisme et donc sensibiliser les jeunes à toutes les formes de radicalisation.

Prévenir la radicalisation au collège

C’est le combat que mène Chantal Anglade. Sa fille a été blessée dans l’attentat du Caire en 2009, et cette professeure de lettres modernes a alors décidé de faire témoigner face aux lycéens des victimes du terrorisme : « Lorsqu’on est face à un élève totalement radicalisé, nous n’avons pas le moyen de le faire changer. Mais lorsque nous sommes face à des élèves qui sont sensibles par exemple aux théories du complot, et bien, ces élèves-là qui ont dans la tête des idées confuses, voire dangereuses, en écoutant les victimes du terrorisme vont changer leur manière de penser. Voilà ce qui peut se passer dans une classe. »

Faire rencontrer des victimes à ces lycéens serait un très bon moyen de les sensibiliser au danger de la radicalisation, c’est en tout cas ce qu’estime Delphine Hélène Bacrachaud, professeur d’histoire géographie à Paris : « Confronter à ce discours-là, qui n’est pas un discours de haine, ça les a fait, je pense, réfléchir. Les résultats je ne les vois pas, parce qu’ils grandissent, quittent le lycée, mais je me dis qu’il s’est passé quelque chose. La plupart vont peut-être l’oublier complètement, mais peut-être qu’un jour ça reviendra, ils vont être dans une réflexion : "on sait que ça, ça peut mener jusque-là. Et moi j’ai vu des gens qui, je n’ai pas envie d’aller là-dedans". »

Difficile pour l’instant de savoir si ces initiatives portent leur fruit. Les victimes du terrorisme appellent néanmoins à les multiplier partout dans le monde.

Guillaume Denoix de Saint Marc, président de l'Association française des victimes du terrorisme, organisatrice du congrès, a ouvert les travaux, le 21 novembre 2019 à Nice.
Guillaume Denoix de Saint Marc, président de l'Association française des victimes du terrorisme, organisatrice du congrès, a ouvert les travaux, le 21 novembre 2019 à Nice. RFI/Pierre Olivier

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