Accéder au contenu principal
France

Mort de Zineb Redouane à Marseille: un an après, où en est l'enquête?

Pancarte en hommage à Zineb Redouane lors d'une manifestation des «gilets jaunes», le 27 avril 2019 à Marseille.
Pancarte en hommage à Zineb Redouane lors d'une manifestation des «gilets jaunes», le 27 avril 2019 à Marseille. GERARD JULIEN / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

De nombreux « gilets jaunes » se donnent rendez-vous ce samedi à Marseille pour marquer le premier anniversaire de la mort de Zineb Redouane, touchée par une grenade lacrymogène en marge d'une manifestation. La responsabilité de la police est mise en cause. Un an après, le policer responsable du tir de grenade n'a toujours pas été identifié.

Publicité

Dans la soirée du 1er décembre 2018, des affrontements éclatent à Marseille entre forces de l'ordre et manifestants ayant répondu à l'appel des « gilets jaunes » et du Collectif du 5-Novembre, qui milite contre l'habitat indigne dans la Cité phocéenne. Dans son appartement situé au quatrième étage d'un immeuble de la rue des Feuillants, Zineb Redouane, 80 ans, ferme sa fenêtre. Elle est alors touchée au visage par des éclats de grenade lacrymogène. Elle meurt le lendemain sur la table d'opération à l'hôpital.

Deux cents grenades ont été tirées ce jour-là. Malgré les vidéos des caméras de surveillance, l'audition de cinq CRS et de leur capitaine, l'identité du tireur est toujours inconnue. « Ils savent pourtant qui a tiré », soutient l'avocat de la famille.

Le lendemain de la mort de la vieille dame, le procureur avait estimé que son décès était dû à l'opération et non au choc au visage, et donc qu'aucun lien direct ne pouvait être établi entre la blessure et la mort. Mais cet été, Le Média révèle qu'une autopsie réalisée en Algérie contredit cette version. Il est clair pour les médecins algériens qu'un traumatisme crânien est à l'origine de la mort.

Fin août, la famille de Zineb Redouane a obtenu de la Cour de Cassation que l'information judiciaire soit dépaysée et confiée à un juge de Lyon pour plus de sérénité. Le magistrat marseillais chargé du début de l'enquête était présent dans le cadre de ses fonctions sur les lieux de la manifestation du 1er décembre.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.