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France

Retraites: les grèves font planer une menace de pénurie de carburant

A Grandpuits, en Seine-et-Marne, ce sera aux salariés de décider par vote ce lundi 30 décembre s'ils se joignent au mouvement de grève contre la réforme des retraites (illustration).
A Grandpuits, en Seine-et-Marne, ce sera aux salariés de décider par vote ce lundi 30 décembre s'ils se joignent au mouvement de grève contre la réforme des retraites (illustration). REUTERS/Christian Hartmann
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En France, les grèves pour s'opposer à la réforme des retraites engagée par le gouvernement se poursuivent et rendent toujours compliqués les transports. L'un des enjeux du bras-de-fer entre les plus farouches opposants à la réforme et le gouvernement, ce sont les raffineries et les dépôts pétroliers. Depuis le 5 décembre, les grévistes emmenés principalement par la CGT bloquent un certain nombre de ces installations et font planer le risque de pénurie.

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Les industriels comme le gouvernement excluent pour le moment tout rique de pénurie et évoquent une situation quasi-normale. Il n' y a « aucun risque de pénurie » disait vendredi dernier le ministre de l'intérieur Christophe Castaner. Compte tenu de l'enjeu, une bataille des chiffres s'est engagée entre le gouvernement et les syndicats - CGT-Chimie en tête- sur l'impact des perturbations.

Dimanche soir, selon les données d'un site collaboratif, une infime partie des stations services étaient en rupture totale de carburants, surtout en Île de France et en Provence-Alpes-Côte d'Azur où certaines personnes s'étaient ruées pour faire des stocks.

Assemblée générale à Grandpuits

Trois raffineries sur les 7 que comptent la métropole n'expédient plus leur carburant selon la CGT-Chimie et deux risquent même de s'arrêter d'après le syndicat. Ce lundi, une nouvelle assemblée générale doit décider de la suite à donner au mouvement dans la raffinerie de Grandpuits, en Seine-et-Marne. Depuis le 5 décembre, aucun camion n'en sort et le carburant produit au compte-gouttes ne pourra bientôt plus être stocké.

Du côté des dépôts, le ministre de l'Intérieur indique que 2 sur 700 sont bloqués. Les pétroliers assurent avoir reconstitué les fameux stocks stratégiques à Gennevilliers en région parisienne et à Fos- sur-Mer dans les Bouches-du-Rhône. Du côté des autorités, on exhorte à ne pas changer ses habitudes de consommation et à ne pas relayer de fausses informations qui ne feraient que précipiter la pénurie...

► À lire aussi la revue de la presse : Une grève qui n'en finit plus...

■ Ce lundi la grève rentre dans sa 26e journée

Dès 7h ce matin, encore dans la nuit donc, une trentaine d’enseignants et de cheminots rassemblés à Brest, dans l'ouest de la France, ont bloqué des cars des compagnies Flixbus ou encore Blablabus, qui remplacent les trains à l'arrêt. Ils ont tous été empêchés de sortir de la gare routière car considérés comme un moyen de transport qui casse la grève.

Autre opération coup de poing à Caen, en Normandie : deux heures de retard pour les premiers trains parce que des cheminots étaient installés sur les voies.

À travers ces actions, un message : « La mobilisation ne s’essouffle pas », malgré des signaux contraires puisqu'il n'y a eu aucune manifestation nationale depuis deux semaines - les vacances scolaires l'expliquent aussi - et surtout côté transports, un trafic qui s’améliore. Pour la première fois depuis le début de la grève, seules deux lignes du métro parisien sont à l'arrêt.

À l’arrêt aussi, les discussions entre syndicats et gouvernement qui doivent reprendre le 7 janvier. Selon la direction de la SNCF, on dénombrait ce lundi 7,1% de grévistes dans les rangs, soit le niveau le plus bas depuis le début du mouvement le 5 décembre 2019.

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