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France

Violences policières: Emmanuel Macron veut des propositions sur «la déontologie»

Emmanuel Macron appelle à plus de déontologie suite à de nombreuses polémiques autour des violences policières.
Emmanuel Macron appelle à plus de déontologie suite à de nombreuses polémiques autour des violences policières. REUTERS/Yves Herman
Texte par : RFI Suivre
6 mn

Emmanuel Macron a enjoint mardi 15 janvier l’Intérieur de faire rapidement des « propositions pour améliorer la déontologie » des forces de l’ordre accusées de violences. Plus tôt, Christophe Castaner avait appelé les policiers à « l’exemplarité ».

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Pour le chef de l’État, il y a urgence face à des « comportements, pas acceptables [qui] ont été ou vus ou pointés », car ils peuvent « atteindre la crédibilité et la dignité » des forces de l’ordre. « Il ne faut avoir aucune complaisance », a-t-il asséné à Pau, tout en déplorant « la violence et le nihilisme politique » qu’expriment selon lui certains manifestants.

J'attends, de nos policiers et gendarmes, la plus grande déontologie. J'ai demandé au ministre de l'Intérieur de me faire des propositions très concrètes là-dessus.

Emmanuel Macron s'exprime sur les violences policières

Au ministère de l’Intérieur, on souligne avoir « déjà engagé plusieurs travaux sur la déontologie et le contrôle », avec notamment le futur « schéma national du maintien de l’ordre dont les conclusions doivent aboutir dans quelques semaines ». « Nous allons voir ce qu’il y a à améliorer, de la formation aux techniques d’intervention », ajoute-t-on.

Avant le président Macron, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait déjà évoqué le 13 janvier le devoir d'exemplarité des forces de l'ordre après rendu hommage aux policiers blessés dans l'exercice de leurs fonctions.

Signe de « fébrilité » pour les syndicats de police

Au syndicat Synergies-Officiers, la réaction à la déclaration présidentielle est amère. « On a le sentiment d’être les dindons de la farce. On a défendu la République et le politique est en train de nous lâche », a dit à l’AFP son secrétaire général Patrice Ribeiro. Pour M. Ribeiro, « le gouvernement aujourd’hui fait preuve d’une fébrilité vis-à-vis des réseaux sociaux ».

►À lire aussi : En France, six policiers en garde à vue pour des accusations de violence

Du côté du premier syndicat des commissaires de police (SCPN-Unsa), le ton en revanche est conciliant. « Il faut savoir reconnaître qu’il y a des choses qui ne vont pas. Dans les manifestations, on a vu des gestes inappropriés : le croche-pied à Toulouse, ça fait mal à tout le monde », a commenté David le Bars, en référence à une vidéo montrant un policier faisant un croche-pied à une manifestante à Toulouse. Une séquence à laquelle avait allusion le ministre de l'Intérieur. « On ne fait pas de croche-pied à l'éthique, sauf à s'abaisser, à abaisser la police », avait déclaré Christophe Castaner. « Violences policières: Beauvau commence à y croire », titre d'ailleurs le quotidien Libération ce mercredi matin.

Cette image du croche-pied et d’autres captées lors des manifestations contre le projet de réforme des retraites ont provoqué une nouvelle vague d’accusations contre les violences policières, déjà dénoncées lors de la crise des « gilets jaunes ». Une enquête préliminaire a d'ailleurs été ouverte mardi par le procureur de la République de Toulouse sur ce croche-pied d'un policier à une manifestante.

Ces images s’ajoutent à la mort à Paris le 3 janvier de Cédric Chouviat, un livreur de 42 ans, après son interpellation par des policiers.

►À lire aussi : En France, une asphyxie à l'origine du décès d'un livreur interpellé à Paris

(Avec AFP)

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