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France / Syndicats

Retraites: nouvelle intrusion et coupure de courant au siège de la CFDT

La CFDT avait salué la suspension de l'âge pivot de 64 ans du projet de loi sur la réforme des retraites, annoncé par le Premier ministre, le 11 janvier dernier.
La CFDT avait salué la suspension de l'âge pivot de 64 ans du projet de loi sur la réforme des retraites, annoncé par le Premier ministre, le 11 janvier dernier. @UDCFDTParis/Twitter
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Le siège de la CFDT a subi une nouvelle intrusion, ce lundi 20 janvier. Ce syndicat est favorable à la mise en place d'un régime universel par points, il appelle à cesser la grève et à négocier avec le gouvernement, ce qui suscite la colère de tous ceux qui demandent d'abord le retrait du projet de réforme actuel avant de négocier quoi que ce soit. Cette fois, l'action a été revendiquée par une branche de la CGT.

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Ils étaient une quinzaine, habillés de noir et ils portaient des cagoules. De sources policière et syndicale CFDT, les acteurs de cette action coup-de-poing ne sont restés que quelques minutes dans les locaux de la CFDT, juste le temps de couper l'électricité et de déposer des tracts contre la réforme des retraites.

Une attaque de faible intensité, dirait-on dans le jargon militaire, même en comparaison de l'intrusion survenue il y a tout juste trois jours, au même endroit. Sauf que cette fois, elle porte une signature : celles de neuf unions départementales de la branche Énergie de la CGT, qui ont revendiqué l'action.

La direction nationale de la CGT, elle, se désolidarise de cette action, qui ne vise « pas la bonne cible » et qui est jugée « contre-productive ».

Ce ne sont pas des actions qui vont nous permettre d’avoir des réponses à nos revendications. Ça serait mieux d’utiliser notre énergie pour nous faire entendre auprès du gouvernement, du grand patronat…

Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT

Mais en dépit de cette prise de distance, cette action pourrait faire le jeu du gouvernement, qui présente tous ceux qui continuent de s'opposer à la réforme des retraites comme des « jusqu'au-boutistes ».

La direction de la CFDT, qui juge évidemment « inacceptable » cettenouvelle agression, estime qu'avec cette coupure d'électricité intempestive, « c'est la collaboration de classe qui a été plongée dans l'obscurité ».

À lire aussi : Retraites: ces professions aux régimes particuliers qui s'enfoncent dans la grève

La CFDT a déposé plainte lundi matin contre une première intrusion trois jours auparavant, revendiquée celle-ci par la Coordination RATP-SNCF.

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