Coronavirus: la France cesse de tester tous les cas suspects

Dans le département de l'Oise touché par l'épidémie du coronavirus, les activités économiques sont au ralenti.
Dans le département de l'Oise touché par l'épidémie du coronavirus, les activités économiques sont au ralenti. Martin BUREAU / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Étant donné le nombre de personnes contaminées, la France a cessé de tester tous les cas suspects. Seules les personnes hospitalisées, souffrant de symptômes graves ou étant en réanimation, le sont désormais.

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Les Français présentant des symptômes grippaux ou une gêne respiratoire sont désormais invités à rester confinés, sans pour autant savoir de quoi ils souffrent.

Le chef du service des maladies infectieuses d’un hôpital parisien expliquait il y a quelques jours que les virologues ne pouvaient pas décemment travailler jour et nuit. Le gouvernement se justifie : les test sont utiles pour comprendre comment circule le virus. Ils sont moins indispensables dans les zones où il est très actif et où la priorité est donnée à la prise en charge des malades.

Même stratégie en Italie : les hôpitaux tentent d’abord de faire face à l’afflux de patients gravement atteints.

Le contre-exemple sud-coréen

Et pourtant, en Corée du Sud, c’est l’une des méthodes qui a permis de faire baisser le nombre de contaminations. Dans le plus grand foyer de l’épidémie après la Chine, une campagne massive a été mise en place. Plus de 250 000 personnes ont été testées. Chaque contaminé a vu ensuite son parcours et ses contacts passés au peigne fin. Il faut dire aussi qu’en Corée du Sud, les kits ne manquent pas. Quatre entreprises ont été autorisées à en produire.

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