Coronavirus: l'hôpital Cochin va produire en 3D le matériel médical qui fait défaut

Un ingénieur travaille sur une des imprimantes 3D installées pour produire en masse du matériel médical à l'hôpital Cochin à Paris, le 3 avril 2020.
Un ingénieur travaille sur une des imprimantes 3D installées pour produire en masse du matériel médical à l'hôpital Cochin à Paris, le 3 avril 2020. REUTERS/Gonzalo Fuentes

À Paris, la plus grande plateforme d'impression 3D de matériel médical d'Europe a vu le jour en seulement 5 jours. Une soixantaine de machines ont été installées à l'hôpital Cochin avec un objectif : fabriquer rapidement et en grande quantité des pièces pour le matériel médical dont auront besoin patients et soignants partout en France.

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Soixante imprimantes 3D ont été installées dans l'ancienne salle capitulaire de l'hôpital Cochin. Jour et nuit, ces machines – dont la taille est comparable à celle d'un petit réfrigérateur – vont produire des centaines de pièces en plastique qui commence à faire cruellement défaut. Comme des visières de protection pour le visage, des valves pour respirateur artificiel, des poignées ou encore du matériel d'intubation.

Dans la pratique, c'est l'agence de l'équipement des produits de santé qui passe directement commande en fournissant la liste des pièces requises et une fois les plans 3D obtenus, les imprimantes se mettent au travail.

Une technique qui offre une réactivité beaucoup plus grande que s'il fallait adapter des lignes de productions d'usines spécialisées dans la fabrication d'autres composants. Seul bémol, ces imprimantes 3D n'utilisent que du plastique et ne peuvent donc pas imprimer de masques de protection.

À l'origine de cette initiative, la faculté de médecine de Paris-Descartes en association avec l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (APHP). Mais les pièces fabriquées devraient être ventilées dans toute la France.

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Le financement du projet et les coûts de fonctionnement pour les quatre prochains mois, eux, ont été assurés par le groupe de luxe Kering, propriété du Français François-Henri Pinault. Le montant total de l'opération n'a pas été communiqué.

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